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ÉDUCATION
18
June 2025

Baccalauréat 2025 : quels risques en cas de triche aux examens ?

Les épreuves écrites du baccalauréat 2025 ont débuté le lundi 16 juin. Smartphones, montres connectées ou autres appareils numériques sont formellement interdits et leur usage est considéré comme une fraude. Ce matin-là, les élèves de terminale générale et technologique ont planché sur la philosophie, première épreuve écrite. Si la matière se prête difficilement à la triche, l’essor de l’intelligence artificielle et des objets connectés rend le contrôle plus complexe.

Selon l’Éducation nationale, le nombre de fraudes traitées par une commission disciplinaire a augmenté de 14 % entre 2023 et 2024, soit 560 cas recensés.

Les nouvelles technologies au cœur des tentatives de fraude

Plus de la moitié des cas de triche (52,47 %) sont liés à l’usage de nouvelles technologies. Les antisèches traditionnelles représentent encore un tiers des fraudes. Moins de 5 % des élèves pris en faute ont utilisé l’intelligence artificielle, et 3,21 % ont eu recours à la falsification ou au plagiat.

Sur l’ensemble des cas recensés, 72 % des élèves ont été sanctionnés. Pour 223 d’entre eux, la sanction a été assortie d’un sursis. Seize lycéens ont écopé d’une interdiction ferme de passer tout examen pendant cinq ans.

Jusqu’à 5 ans d’interdiction d’examen ou d’inscription dans le supérieur

La triche au bac est sévèrement sanctionnée. « Utiliser un appareil permettant d’échanger ou de consulter des informations » est considéré comme une fraude, tout comme écouter des fichiers audio ou communiquer avec un autre candidat. Le recours à des documents autres que ceux fournis par les surveillants est aussi interdit. L’usurpation d’identité, le plagiat ou l’usage non autorisé d’une calculatrice sont également prohibés.

En cas de fraude, l’élève termine normalement l’épreuve, mais un procès-verbal est dressé. Il est ensuite transmis au recteur qui décide de la suite : la saisine ou non de la commission de discipline. Pendant cette période, l’élève ne peut ni obtenir ses résultats, ni s’inscrire dans l’enseignement supérieur public.

Des sanctions allant du blâme à des peines pénales

Les sanctions varient : du simple blâme à l’interdiction d’intégrer un établissement d’enseignement supérieur public pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq ans. La commission peut également priver l’élève d’une mention ou d’une participation à tout examen de l’Éducation nationale sur la même période. De plus, l’épreuve concernée par la fraude est automatiquement annulée.

Les sanctions peuvent même dépasser le cadre scolaire. En cas de fraude avérée, le bachelier s’expose aussi à des sanctions pénales : jusqu’à 9 000 euros d’amende et trois ans d’emprisonnement.

SOURCE : Capital

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