"C'est très humain" : un retraité et un étudiant créent un duo solidaire

Une solidarité qui va au-delà du cabas
Des étudiants en difficulté trouvent soutien et réconfort grâce à l’association "1cabas pour 1étudiant". Les parrains et marraines bénévoles offrent bien plus qu’un panier de courses : ils tissent des liens essentiels. Face à la précarité étudiante, l’initiative se développe et cherche de nouveaux volontaires, notamment à Montpellier.
Une rencontre qui change le quotidien
Depuis octobre, Jean-Louis Pham, retraité, et Hamin Bouaoua, étudiant en licence de chimie à l’Université de Montpellier, partagent bien plus qu’un cabas. Dans la métropole montpelliéraine, où près d’un quart des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté, leur histoire illustre la solidarité rendue possible grâce à l’association.
La précarité étudiante à Montpellier
Jean-Louis et Hamin se retrouvent deux à trois fois par mois. "Le plus souvent on se fait un petit resto et ensuite on va faire des courses pour remplir le cabas de façon très pratique", explique Jean-Louis. Il finance lui-même les courses, un geste qui touche profondément Hamin : "C’est très humain. Moi, ça m’aide beaucoup, financièrement et moralement. Je sais qu’il y a des gens qui sont là si j’ai besoin de quelque chose."
À Montpellier, près d’un étudiant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. Deux tiers ont déjà sauté un repas faute d’argent, et un quart survit avec moins de 100 euros par mois après le loyer. Depuis sa création en 2021, l’association "1cabas pour 1étudiant" propose un soutien concret et humain.
Des bénévoles recherchés face aux besoins croissants
L’association ne se limite pas à la distribution alimentaire. Elle met en relation étudiants et parrains selon les besoins et moyens de chacun. Philippe Vernay, délégué bénévole, précise : "Cette année, nous avons 25 parrainages actifs et 12 jeunes à Montpellier attendent encore un parrain ou une marraine."
Des liens intergénérationnels transformateurs
Pour Jean-Louis et Hamin, cette rencontre a changé leur quotidien. "Je ne suis pas trop pour les fruits hors saison, c’est ma tendance écolo", plaisante Jean-Louis lors d’une sortie. Leur duo illustre la force des liens intergénérationnels et la capacité de la solidarité à transformer des vies, à quelques kilomètres du centre de Montpellier.

SOURCE : FRANCE3

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