Éducation à l’alimentation : proposition de loi adoptée à l’Assemblée

L’expérimentation d’un enseignement obligatoire d’éducation à l’alimentation a été approuvée le 16 février 2026 à l’Assemblée nationale, portée par Olivia Grégoire. Certains députés jugent l’initiative redondante, tandis qu’Édouard Geffray estime qu’elle rend l’existant "plus visible" et "plus structuré", malgré sa disparité. Cinq amendements ont été adoptés, mais celui rétablissant un "fonds d’action" financé partiellement par le privé a été rejeté.
La proposition de loi visant à tester l’éducation à l’alimentation obligatoire a été votée à l’unanimité lors de la séance publique du 16 février 2026.
Le texte avait été validé par la commission des affaires culturelles et de l’éducation fin janvier, avec quelques modifications, notamment concernant l’article 2 sur la création d’un fonds d’action pour l’éducation à l’alimentation (AEF info).
Rendre effective une disposition déjà présente dans le code de l’éducation
Olivia Grégoire (EPR, Paris), rapporteure, souligne l’engagement remarquable des enseignants, collectivités et associations dans ce domaine, mais constate que cette réalité reste "trop inégale et disparate".
Elle souhaite "faire plus et mieux" pour garantir à chaque élève un accès à cet apprentissage fondamental. Plutôt que de créer une obligation sans tenir compte du temps scolaire, elle entend "renforcer l’éducation à l’alimentation déjà prévue" par le code de l’éducation.
Les députés soutiennent unanimement l’objectif, notamment Béatrice Piron (Horizons et indépendants, Yvelines), qui y voit "une réponse ambitieuse et pragmatique" assurant la continuité pédagogique entre théorie et pratique.
Faire comprendre aux élèves que la santé est un bien précieux
L’article 1 prévoit de tester pendant trois ans une éducation à l’alimentation adaptée à chaque niveau scolaire, "expérimenter pour évaluer et préparer une généralisation", selon la rapporteure.
Édouard Geffray défend l’éducation à l’alimentation dans le cadre de la politique "école promotrice de santé", qui vise à montrer aux élèves que la santé est un bien précieux. L’expérimentation devrait rendre cette démarche "plus visible et structurée".
Un amendement précise que seuls les établissements et académies volontaires participeront, identifiés par l’État et les collectivités territoriales.
Éducation prioritaire et rôle des associations
Un amendement visant à privilégier les établissements en éducation prioritaire n’a pas été retenu, le ministre précisant que cette dimension est intégrée dans toute politique éducative.
Plusieurs amendements visant à définir l’objet des associations enseignantes, comme ceux d’Aymeric Caron ou Pierrick Courbon, ont été rejetés. La rapporteure souhaite "intégrer plus d’acteurs associatifs que moins" et permettre aux professionnels de l’alimentation d’intervenir dans les écoles.
Des compromis sur le fonds d’action pour faire avancer le texte
La question du financement a été centrale lors des débats. L’amendement de la rapporteure pour rétablir un "fonds national pour l’éducation à l’alimentation", financé par l’État et des dons privés, n’a pas été adopté. Craignant une influence du privé, elle préfère "faire des compromis et avancer pour faire voter le texte".
Quels programmes pour l’éducation à l’alimentation ?
Des députés ont proposé d’adapter les programmes scolaires, comme l’amendement d’Aymeric Caron sur la végétalisation et l’éthologie, non adopté. Olivia Grégoire estime que le programme actuel, élaboré par les pédagogues, est "détaillé, robuste et équilibré".
Roger Chudeau souhaite instaurer un enseignement alimentation et cuisine propédeutique dans les classes de 4e et 3e techno après 2027. Marie Mesmeur insiste sur l’accès à une alimentation de qualité pour tous, proposant "la gratuité de la cantine scolaire partout en France".

SOURCE : AEFINFO

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Intelligence artificielle dans les EPLE : comment la piloter ?

Spécialités au lycée : les filles moins nombreuses en mathématiques

