Formation professionnelle : un tiers des actifs engagés en 2025

Selon le baromètre 2026 de Visiplus Academy, publié le 31 mars 2026, 32 % des actifs ont engagé une démarche de formation pour les 12 prochains mois, soit une progression de trois points sur un an. Le développement des compétences reste la principale motivation (35 %), tandis que le diplôme ou la certification devient le premier critère de choix (44 %, soit +15 points). Dans le même temps, alors que le reste à charge du CPF est relevé à 150 euros au 2 avril 2026, la part des actifs prêts à abandonner ou décaler leur projet diminue à 41 % en 2025, soit une baisse de 7 points un an après la mise en place de cette mesure.
D’après ce baromètre annuel réalisé en janvier 2026 par Ipsos BVA pour Visiplus Academy, 32 % des actifs ont engagé une démarche de développement des compétences pour les 12 prochains mois. Cela représente une hausse de 3 points sur un an, et même de 7 points chez les cadres. Sur un panel de 1 000 personnes, 18 % déclaraient être en phase de recherche d’informations, 7 % avaient déjà sélectionné une formation, et 6 % avaient validé leur projet. L’étude souligne ainsi qu’après un ralentissement observé en 2023 et 2024, la dynamique de formation repart à la hausse.
Des motivations centrées sur les compétences et l’évolution
Pour 35 % des actifs engagés dans un projet de formation, la priorité reste le développement des compétences. La reconversion professionnelle concerne 16 % des répondants, tandis que 15 % visent avant tout une évolution de carrière, un chiffre équivalent à ceux qui souhaitent adapter leurs compétences à leur poste actuel. Par ailleurs, 6 % des actifs cherchent à valider leurs acquis ou à retrouver un emploi, tandis que 4 % envisagent de créer leur entreprise.
Sécuriser son employabilité face aux transformations
Dans un contexte de mutations professionnelles, les actifs cherchent avant tout à sécuriser leur parcours. Le diplôme ou la certification s’impose désormais comme le premier critère de choix d’une formation (44 %, +15 points), signe de l’importance accordée à la reconnaissance officielle. L’accompagnement pédagogique ou professionnel arrive en deuxième position (14 %), suivi par la durée de la formation (12 %) et le reste à charge financier (10 %).
Alors que le reste à charge du CPF passe à 150 euros au 2 avril 2026, la part des actifs envisageant de remettre en cause ou de décaler leur projet diminue de 7 points pour atteindre 41 %, par rapport à 2024, année d’introduction de cette participation forfaitaire de 100 euros. Dans le détail, 18 % envisagent d’abandonner leur projet et 23 % de le reporter. Parmi ceux déjà engagés dans des démarches d’information, 34 % pensent le décaler et 20 % le remettre en question.
Une meilleure information mais des disparités persistantes
Autre évolution notable : après plusieurs années de recul, la part des actifs se considérant bien informés sur les dispositifs de formation progresse de 5 points pour atteindre 49 %. Les cadres et les 25-34 ans apparaissent comme les mieux informés, tandis que les plus de 50 ans et les employés restent en retrait, avec moins d’un actif sur deux se déclarant bien informé.
Le CPF demeure le dispositif le plus connu (84 %, +3 points), contrairement au plan de développement des compétences (25 %) ou au CPF de transition (PTP), dont la notoriété recule de 6 points pour atteindre 31 %.
La reconversion professionnelle toujours au cœur des projets
L’étude met également en lumière l’importance croissante des reconversions professionnelles. Près d’un actif sur deux (48 %) a déjà envisagé ou réalisé une reconversion, une proportion globalement stable par rapport à 2024, mais en forte progression chez les 18-24 ans (+14 points).
Les motivations principales sont liées aux conditions de travail, avec en premier lieu l’ennui et la perte de sens (24 %), suivis par la pression professionnelle (12 %) et le burn-out (11 %). Les freins évoqués sont principalement liés à l’incertitude économique (20 %, +7 points), au manque de maturité du projet (17 %) et à la peur de l’échec (12 %).

SOURCE : aefinfo.fr

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