« Il ne faut pas forcément être bon en maths » : près de 300 postes en alternance à pourvoir dans le secteur bancaire

Une session de job dating est organisée ce jeudi 26 février à Besançon, dans le Doubs. À la clé : près de 300 postes en alternance à pourvoir dans les secteurs de la banque et de l’assurance.
Des sessions de recrutement ouvertes sans inscription
Avis aux étudiants intéressés par les métiers de la banque, qu’ils soient passionnés par les chiffres… ou non. Comme chaque année, l’ESBanque organise partout en France des sessions de job dating, accessibles sans inscription préalable. Plusieurs centaines d’offres en alternance sont proposées à cette occasion.
En Franche-Comté, un premier rendez-vous est fixé à Besançon, au 45 avenue de l’Observatoire. Une seconde session aura lieu le 12 mars, de 10h à 16h, à l’hôtel Mercure (3 avenue Édouard Droz). Un autre événement est également programmé à Belfort, le jeudi 5 mars, de 13h30 à 17h30, à la Maison du Peuple.
Ces rencontres rassemblent généralement entre 150 et 200 jeunes candidats et une vingtaine d’enseignes bancaires et assurantielles.
Des profils variés, du BTS au bac +5
« On parle souvent de métiers du chiffre, mais il ne faut pas forcément être bon en maths pour être recruté », insiste Delphine Vincent, directrice régionale de l’ESBanque en Bourgogne-Franche-Comté. L’école, qui s’apprête à fêter son centenaire, met avant tout en avant la curiosité, le sens du commerce et la capacité à entretenir une relation client de qualité.
Les 300 postes proposés, d’une durée de 12 à 24 mois, concernent l’ensemble de la région, dont 75 sur le secteur bisontin. Environ 60 % des offres visent des fonctions commerciales auprès des particuliers : conseiller en agence ou en centre de relation client, gestion des appels et des demandes par mail. Les 40 % restants s’adressent à des profils bac +5 pour des postes plus spécialisés : gestion de patrimoine, gestion privée, conseiller clientèle professionnelle ou chargé d’affaires entreprises.
« Nous avons récemment recruté une personne diplômée en pâtisserie, en reconversion après un accident du travail », souligne Delphine Vincent. Un exemple qui illustre l’ouverture du secteur à des parcours atypiques.
Parmi les établissements présents figurent notamment Société générale, BNP Paribas, Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Banque Populaire, Groupama, Generali ou encore AXA.
Un secteur porté par les besoins de recrutement
Le secteur bancaire fait face à d’importants besoins en main-d’œuvre, notamment en raison de nombreux départs à la retraite. À cela s’ajoute un intérêt croissant pour l’alternance, même si les aides publiques à l’embauche ont été réduites depuis le 1er janvier 2026, en particulier pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Depuis 2017, le nombre d’apprentis en France a fortement progressé, passant d’environ 430 000 à plus d’un million en 2023, sous l’effet des politiques publiques de soutien.
Selon Delphine Vincent, le secteur bancaire dispose néanmoins de marges de manœuvre suffisantes pour absorber ces ajustements. « Les réductions concerneront plutôt les fonctions support, comme les services marketing », précise-t-elle.
D’après le rapport 2024 de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le marché français de la banque et de l’assurance demeure solide malgré un contexte géopolitique instable. Il a notamment su tirer parti de l’inflation et de l’évolution des taux d’intérêt.
Des perspectives salariales attractives
À l’issue de l’alternance, la rémunération dépendra du poste occupé, du niveau de responsabilité et de la zone géographique. La mobilité constitue un atout important.
« Un jeune mobile peut prétendre à un salaire compris entre 38 000 et 40 000 euros bruts par an », indique la directrice régionale. À cela s’ajoutent souvent des primes d’intéressement équivalentes à un treizième mois, une participation à la mutuelle ainsi que les avantages proposés par le comité social et économique.

SOURCE : FRANCE 3

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Communication scolaire et orientation : un tournant stratégique pour les établissements en 2026

Et si le problème n’était pas Parcoursup mais la carte des formations universitaires

