Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et portables au lycée : le texte examiné par le Conseil d’État

Le Conseil d’État examine le projet d’interdiction des portables et réseaux sociaux
Le projet de loi porté par le gouvernement, qui prévoit d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et les téléphones portables au lycée dès la rentrée prochaine, sera examiné ce jeudi par le Conseil d’État.
Un projet qui suscite le débat
Emmanuel Macron et son gouvernement souhaitent appliquer ces mesures dès le 1er septembre 2026. Le texte comprend deux articles principaux. Le premier concerne l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : « la fourniture, par une plate-forme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de 15 ans » sera interdite.
Le gouvernement justifie cette interdiction par de nombreuses études sur les risques liés à un usage excessif des écrans par les adolescents, citant « l’exposition à des contenus inappropriés », « le cyberharcèlement » et « les altérations du sommeil ».
L’interdiction du téléphone au lycée, une question de principe
Le second article prévoit d’étendre au lycée l’interdiction des téléphones portables, déjà appliquée de la maternelle au collège depuis 2018, mais parfois difficile à faire respecter.
Le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, se montre réservé et souligne qu’il faut d’abord tirer les leçons de l’expérience au collège, « notamment ce qui n’a pas marché, puisque l’interdiction n’est pas effective partout ».
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, défend l’interdiction comme une « question de principe » à « portée symbolique forte », tout en précisant que des dérogations seront possibles. « Le temps de l’école, c’est le temps de l’apprentissage, ce n’est pas le temps du téléphone », a-t-il affirmé dans une interview à Ouest-France.
L’exemple australien
Ce projet arrive moins d’un mois après la décision de l’Australie d’interdire l’accès à plusieurs réseaux sociaux aux moins de 16 ans, entrée en vigueur le 10 décembre dernier.
Pour justifier cette mesure, le gouvernement australien a mis en avant la protection face aux plateformes : « Les réseaux sociaux sont utilisés comme une arme par les harceleurs, sont vecteurs d’anxiété, constituent un outil pour les escrocs et, pire encore, pour les prédateurs en ligne », a déclaré le Premier ministre Anthony Albanese.
De son côté, Emmanuel Macron a rappelé que les réseaux sociaux contribuent à la baisse du niveau scolaire : « Plus on augmente le temps d’écran, plus les performances éducatives chutent, plus les problèmes de santé mentale augmentent », a expliqué le président de la République.

SOURCE : CNEWS

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