Internat : une part de régionalisation apparaît comme un bon compromis

Un internat entièrement régional n’est pas envisageable
Le retour à un internat de médecine "entièrement organisé par région n’est pas envisageable", indiquent France Universités et l’Académie nationale de médecine dans un "plaidoyer" publié le jeudi 22 janvier 2026. Toutefois, "une part de régionalisation de l’internat apparaît un bon compromis pour attirer les étudiants dans les régions dont la démographie médicale est en difficulté".
Les deux institutions formulent également trois recommandations : un choix par région et non par subdivision, la possibilité de sélectionner des "régions prioritaires" lors de l’inscription, et un renforcement de l’attractivité du contrat d’engagement de service public.
Maintenir le mérite et la synchronisation nationale
Faut-il contraindre les étudiants à rester dans leur région d’origine pour effectuer leur troisième cycle médical ? Non, répondent France Universités et l’Académie nationale de médecine. Elles insistent sur la nécessité de maintenir des EDN "communes et synchrones dans toutes les universités avec classements nationaux" et de continuer à garantir la prise en compte du mérite des étudiants.
Actuellement, "en moyenne seulement 25 % des étudiants effectuent leur internat dans leur région d’origine, avec des disparités allant de 10 % à 60 % selon les régions".
Contexte législatif
Ce plaidoyer fait suite à l’adoption par le Sénat, le 20 octobre 2025, de la proposition de loi sur les formations en santé portée par la sénatrice Corinne Imbert (LR, Charente-Maritime). Son article 4 prévoit "l’affectation des deux tiers des étudiants accédant au 3e cycle dans la région où ils ont précédemment réalisé leurs études".
Selon Corinne Imbert, cette mesure constitue "un levier puissant pour fidéliser les futurs médecins à leur territoire de formation et mieux répondre aux besoins de santé locaux".
Quatre recommandations pour l’internat
France Universités et l’Académie nationale de médecine détaillent quatre axes :
- Une régionalisation partielle pour favoriser l’attractivité des régions les plus en difficulté en termes de démographie médicale.
- Un choix par région et non par subdivision pour renforcer la territorialisation de l’internat.
- La possibilité de sélectionner des régions prioritaires lors de l’inscription, prise en compte via un coefficient de pondération supplémentaire dans la procédure nationale d’appariement.
- Un renforcement de l’attractivité du contrat d’engagement de service public, avec ouverture du choix de spécialité grâce à un second coefficient de pondération dans la procédure nationale d’appariement.

SOURCE : AEFINFO

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