Jeux olympiques d’hiver 2026 : quelles formations suivent les athlètes français ?

Un quart des athlètes représentant la France aux JO d’hiver de Milan étaient encore inscrits dans l’enseignement supérieur français en 2024-2025, selon une note du Sies publiée le 13 février 2026. Ces athlètes-étudiants sont surreprésentés en licence Staps, plus jeunes que l’ensemble des étudiants, affichent généralement un meilleur profil scolaire et proviennent d’un milieu social plus favorisé. La majorité étudie dans les Alpes, notamment aux universités Grenoble-Alpes et Savoie-Mont-Blanc. La note du Sies se concentre sur les parcours universitaires des sportifs des sports d’hiver sélectionnés pour Milan 2026.
Parmi les athlètes français choisis pour les JO d’hiver 2026, 25 % étaient inscrits dans l’enseignement supérieur en 2024-2025.
Universités grenoble Alpes et Savoie Mont-Blanc
Deux universités regroupent 85 % des athlètes étudiants sélectionnés aux JO d’hiver : Grenoble Alpes et Savoie Mont-Blanc. "L’entraînement exige des infrastructures adaptées et une émulation sportive. Les athlètes étudiants se situent donc souvent dans ou près des Alpes", précise le Sies.
Parmi ces sportifs étudiants, 92 % sont inscrits dans trois départements alpins (Isère, Savoie, Rhône), dont 85 % dans l’académie de Grenoble. Leur localisation varie selon la discipline : curling, danse sur glace, hockey ou autres sports sur glace sont moins concentrés en Isère, Savoie et Rhône que les sports de montagne.
À noter : le lycée Jean Moulin d’Albertville (Savoie) accueille le plus grand nombre d’athlètes sélectionnés pour Milan 2026 (une dizaine).
Des athlètes étudiants en licence de Staps
Parmi les étudiants-athlètes sélectionnés à Milan, la licence Staps est surreprésentée : 39 % y sont inscrits, alors que cette filière représente seulement 2 % de l’ensemble des étudiants en 2024-2025.
D’autres parcours sont suivis : 22 % en licence hors Staps, 24 % en STS ou IUT, 10 % dans des écoles de commerce ou d’ingénieurs, et quelques-uns dans d’autres formations.
Concilier études et entraînement
"Les aménagements spécifiques facilitant la conciliation études-entrainement influencent les choix d’orientation", observe le Sies. Ainsi, les athlètes des sports d’hiver sont surreprésentés en BUT Techniques de commercialisation, notamment grâce à la section ski études de l’université Savoie Mont-Blanc.
En revanche, aucun athlète étudiant sélectionné n’est inscrit en classe préparatoire aux grandes écoles. "Le rythme intense de ces formations ne permet pas de combiner études et entraînement de haut niveau", souligne le Sies.
Profil scolaire et origine sociale favorisée
90 % des athlètes étudiants pratiquant un sport d’hiver ont obtenu le baccalauréat (contre 65 % pour l’ensemble des étudiants), et 76 % ont décroché une mention (contre 68 % pour les autres).
Le Sies note également que l’obtention d’une mention est fortement corrélée à l’origine sociale : 44 % des athlètes titulaires d’un bac viennent de catégories très favorisées, contre 32 % de l’ensemble des étudiants.
Des étudiants parmi les plus jeunes
Les athlètes étudiants sont également plus jeunes : 31 % ont 18 ans en 2024-2025, contre 16 % pour l’ensemble des étudiants. "Les sportifs quittent souvent les études au fil du temps, ce qui explique leur jeune âge", précise le Sies.
Enfin, 62 % des athlètes inscrits à l’enseignement supérieur sont des femmes, alors qu’elles ne représentent que 44 % de l’équipe olympique. "Les femmes ont plus de chances de poursuivre leurs études", conclut le Sies.

SOURCE : AEFINFO

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