« La prochaine fois, je demanderai moins » : dans cette cantine scolaire, l’IA réduit le gaspillage

Dans une cité scolaire de Marseille, un nouveau dispositif reposant sur l’intelligence artificielle a été déployé afin de limiter le gaspillage alimentaire.
Une solution jugée efficace, comme le montre ce reportage du 20H de TF1.
Depuis 2024, une cité scolaire marseillaise expérimente un système innovant intégrant l’intelligence artificielle pour lutter contre le gaspillage dans ses cantines. « Le dispositif analyse la photographie du plateau et parvient à identifier les aliments, comme les carottes ou les petits pois, ce qui nous permet d’estimer précisément le grammage de nourriture gaspillée », explique Aurore Leroux, animatrice prévention des déchets pour la région Sud, dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête d’article.
Impossible pour les élèves de quitter le self sans passer par cette étape d’analyse. « Il faut enlever l’assiette, sinon l’intelligence artificielle ne peut pas fonctionner », glisse-t-elle à l’un d’entre eux. Les premiers constats sont sans appel : certains légumes, comme les petits pois, ne remportent pas toujours l’adhésion des adolescents. « Moi, je ne peux pas, vraiment, je n’aime pas ça », confie un élève. Une autre reconnaît : « Je vois que je gaspille, et la prochaine fois, je devrais demander moins. »
« Faire au mieux pour les prochaines commandes »
Si la région a choisi d’équiper une quinzaine de lycées avec ce dispositif, c’est parce qu’environ 16 % de la nourriture est jetée chaque jour dans les cantines scolaires, soit en moyenne 60 grammes par repas. Mais depuis l’installation de cette borne dotée d’intelligence artificielle, les pratiques ont évolué. « Avant, on préparait les assiettes pour aller vite et servir tout le monde. Depuis qu’on échange davantage avec les élèves et qu’on est plus attentifs, tout a changé : il y a clairement moins de gaspillage », observe Nessrine Mokhtari, cheffe de cuisine de la cité scolaire Thiers à Marseille.
Chez les 750 élèves de l’établissement, les mentalités semblent également évoluer. « Ça ne nous coûte rien de finir notre assiette et de gaspiller moins au quotidien », estime l’une d’entre eux. À terme, l’objectif est aussi de « créer un réflexe qui pourra se diffuser au sein des familles », espère Rachel Candotti, cheffe d’établissement.
L’intelligence artificielle offre surtout une analyse fine des aliments jetés. « Les données montrent que les féculents sont les produits les plus gaspillés, suivis du pain », indique Léna Roudaut, chargée d’accompagnement client chez Kikléo. « Nous travaillons avec un algorithme de reconnaissance d’images en 3D, capable de détecter les aliments, de créer un masque autour d’eux et d’identifier précisément ce qui est jeté », ajoute-t-elle.
« Cela me permet d’ajuster au mieux mes prochaines commandes. Si je constate que les légumes sont moins gaspillés, je réduis les féculents et j’augmente les quantités de légumes », résume la cheffe de cuisine. Résultat : le gaspillage alimentaire a diminué de 30 %, représentant une économie de plus de 25 000 euros en un an.

SOURCE : TF1INFO

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Tendances du marketing digital en 2026 : ce que les acteurs éducatifs doivent anticiper

Communication éducative : votre avantage stratégique en 2026

