L’Éducation nationale lance un nouveau brevet accessible après le collège

Samedi, le ministère de l’Éducation nationale a présenté un nouveau brevet destiné aux élèves de troisième souhaitant s’orienter vers les métiers d’art. Prévu « dès la rentrée 2026 », ce dispositif répond à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, qui inquiète particulièrement dans les entreprises du luxe, reconnues mondialement pour leur savoir-faire français. Les départs en retraite prévus dans les prochaines années accentuent cette tension et inquiètent les employeurs.
Un nouveau diplôme pour compléter le parcours actuel
Pour pallier ce manque de talents, l’État propose un nouveau diplôme. Dès septembre 2026, il sera accessible aux élèves dès la sortie de troisième et permettra de poursuivre des études supérieures, comme le baccalauréat.
Ce cursus de trois ans vient compléter le parcours actuel : obtenir un CAP en deux ans, puis suivre deux années supplémentaires pour accéder au diplôme final.
Des inquiétudes sur le raccourcissement du cursus
Ce raccourcissement suscite quelques craintes. Le sénateur centriste Pascal Martin a interrogé le ministre de l’Éducation nationale sur « une baisse de 35 % du volume horaire » pour les élèves. Il estime que cela pourrait « compromettre la qualité de la formation » et la préparation aux métiers d’art.
Quatre spécialités et un secteur en tension
Le nouveau brevet national des métiers d’art (BNMA) sera décliné en quatre spécialités : ébénisterie, bijouterie, maroquinerie et horlogerie.
Le ministère rappelle que 60.000 entreprises françaises, allant de l’artisan d’art aux grandes maisons de luxe, recherchent des talents pour couvrir 281 métiers. Ce secteur représente un chiffre d’affaires global de 19 milliards d’euros et constitue un enjeu stratégique pour préserver les savoir-faire français.

SOURCE : 20minutes

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Intelligence artificielle dans les EPLE : comment la piloter ?

Spécialités au lycée : les filles moins nombreuses en mathématiques

