Nouveau concours enseignants : ce qui change dès la licence

À partir de ce mardi 3 mars, les étudiants ayant terminé leur licence peuvent désormais se présenter au concours permettant d’enseigner dans les écoles ou dans le secondaire. Jusqu’à présent, ce concours n’était accessible qu’aux titulaires d’un master. Voici ce qu’il faut comprendre de cette évolution.
Une réforme pour faciliter l’accès au métier d’enseignant
Une volonté d’ouvrir davantage l’accès à la profession. Face à la crise de recrutement que traverse le secteur de l’éducation, la réforme de la formation des enseignants abaisse le niveau requis à Bac +3 au lieu de Bac +5. Concrètement, le concours, qui entre en vigueur ce mardi 3 mars, devient accessible aux étudiants dès l’obtention de leur licence. Jusqu’à présent, il fallait être titulaire d’un master pour pouvoir devenir professeur.
Ce nouveau dispositif semble susciter l’intérêt. Selon RMC, le nombre d’inscrits aurait augmenté d’environ 50 % par rapport à 2025. C’est notamment le cas d’Axel, étudiant en première année de master à Rennes, qui a commencé les épreuves afin de devenir professeur d’EPS. « Cela me permet de gagner une année et comme on peut le repasser en M2, on est dans la bonne position », explique le candidat au CAPES. S’il réussit le concours, il intégrera une formation rémunérée à hauteur de 1 400 euros dès l’année suivante, ce qui réjouit aussi Alban : « On est payé plus tôt, car attendre la fin du master pour commencer à travailler, c’est assez long ».
Une réforme qui suscite aussi des inquiétudes
Cependant, cette réforme ne fait pas l’unanimité. Certains s’interrogent sur sa pertinence, comme Achille, qui prépare encore l’ancien concours : « J’estime ne pas être totalement prêt à exercer pleinement ma fonction. Alors pour des candidats en L3, cela nécessitera un accompagnement important ». Sébastien Vieille, secrétaire national du Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur (SNALC), partage cette réserve : « Au départ, nous étions favorables à cette mesure. Le problème concerne surtout les conditions dans lesquelles elle est mise en place et la possible perte de qualité ». Selon lui, « les futurs enseignants risquent de ne pas être suffisamment préparés ».
Avant cette réforme, les enseignants du primaire devaient obtenir le CRPE (Concours de recrutement de professeur des écoles) avec un niveau Bac +5. De la même manière, les concours du secondaire comme le Capes (certificat d’aptitude au professorat du second degré), le Capeps (éducation physique et sportive), le CAPLP (lycée professionnel) ou encore le Capet (lycée technologique) n’étaient accessibles qu’après l’obtention d’un master.

SOURCE : capital.fr

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