Parcoursup, bourses et effectifs, bâtiments scolaires... : les annonces détaillées d'Édouard Geffray et Philippe Baptiste

Le gouvernement annonce une série de changements majeurs pour améliorer les conditions d'études des lycéens et des étudiants. Lors d'une conférence de presse organisée le 26 octobre 2026, Édouard Geffray, ministre de l'Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, ont présenté plusieurs mesures concernant l'orientation, les effectifs scolaires, les aides financières et les infrastructures éducatives. Parmi les principales annonces figurent une transformation importante de Parcoursup dès 2027, son remplacement envisagé en 2028, la réduction des effectifs en classe de seconde, la création de 15 000 places dans le supérieur et l'indexation des bourses sur l'inflation.
Le lundi 26 octobre 2026, les ministres Édouard Geffray et Philippe Baptiste ont présenté un ensemble de propositions destinées à répondre aux préoccupations exprimées par les lycéens et les étudiants concernant leurs conditions d'apprentissage, leur orientation et leur quotidien.
Ces annonces s'inscrivent à la fois dans la préparation du projet de loi de finances pour 2027 et dans une réflexion plus large sur l'évolution du système éducatif français.
Les mesures présentées concernent plusieurs domaines : l'accès à l'enseignement supérieur, l'organisation des enseignements au lycée, les effectifs par classe, les aides financières étudiantes et la rénovation des établissements scolaires et universitaires.
Plus tôt dans la journée, plusieurs organisations représentatives des lycéens et des étudiants avaient été reçues par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, afin d'échanger sur les orientations envisagées par le gouvernement.
Ces décisions font également suite à une consultation nationale lancée le 6 octobre 2026 par le ministre de l'Éducation nationale. Cette plateforme permettait aux lycéens de faire connaître leurs principales difficultés et leurs attentes concernant leur scolarité.
Clôturée le vendredi 23 octobre, la consultation a recueilli près de 100 000 contributions.
Parmi les sujets évoqués, la pression liée à l'orientation et à Parcoursup occupe la cinquième position, avec 22,3 % des contributions.
Le ministère de l'Éducation nationale prévoit de transmettre l'ensemble des contributions aux établissements dans un délai de quinze jours. Elles pourront ensuite être examinées au sein des conseils d'administration et faire l'objet d'échanges avec les représentants des régions, les personnels éducatifs et les parents d'élèves.
Parcoursup : une transformation majeure annoncée pour 2027 et 2028
L'une des principales annonces gouvernementales concerne l'avenir de Parcoursup, la plateforme nationale utilisée pour organiser les candidatures dans l'enseignement supérieur.
Philippe Baptiste a confirmé l'objectif de remplacer le dispositif actuel par un nouveau système d'admission à l'horizon 2028.
Cette transformation nécessitera toutefois des évolutions législatives. Le fonctionnement de Parcoursup repose en effet sur la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, dite loi ORE.
Selon le ministre, plusieurs paramètres du dispositif ne peuvent être modifiés sans faire évoluer ce cadre juridique.
Le Parlement devra donc être associé aux discussions portant sur l'organisation et les principes fondamentaux de la future procédure d'admission.
En attendant cette réforme plus profonde, le gouvernement souhaite mettre en œuvre des améliorations importantes dès la campagne 2027.
Ces évolutions doivent notamment permettre de rendre les procédures plus compréhensibles, de renforcer la transparence des critères d'admission et de mieux accompagner les candidats.
Une concertation consacrée à l'orientation et à l'accès à l'enseignement supérieur a été engagée le 21 octobre 2026 au ministère chargé de l'Enseignement supérieur.
Les groupes de travail doivent poursuivre leurs échanges le 27 octobre afin d'approfondir les différentes propositions.
Un débat consacré à ces enjeux a également été programmé à l'Assemblée nationale le mercredi 28 octobre, à la demande du Premier ministre.
Des formations mieux présentées et davantage de transparence dès 2027
Pour améliorer la compréhension des formations proposées sur Parcoursup, le gouvernement prévoit plusieurs changements dès la prochaine campagne d'admission.
Les candidats devraient tout d'abord bénéficier d'informations plus claires concernant les cursus, leurs contenus et leurs modalités de sélection.
Philippe Baptiste souhaite notamment mieux expliquer le fonctionnement des quotas de boursiers et des priorités géographiques accordées aux candidats résidant dans certaines académies.
Autre nouveauté annoncée : les établissements pourront intégrer de courtes vidéos de présentation directement sur les fiches de leurs formations.
Ces capsules permettront de découvrir plus concrètement les enseignements proposés, les objectifs des cursus et les caractéristiques des parcours.
Leur utilisation reposera sur le volontariat des établissements en 2027, avant une généralisation envisagée pour 2028.
Cette évolution pourrait permettre aux futurs étudiants de mieux se représenter les formations avant de formuler leurs vœux.
Un accompagnement à l'orientation renforcé dès la seconde
Le gouvernement souhaite également familiariser les lycéens plus tôt avec les procédures d'admission dans l'enseignement supérieur.
Pour cela, l'utilisation d'un compte Parcoursup dès la classe de seconde devrait devenir systématique.
Jusqu'à présent, la création d'un compte pour les élèves de ce niveau était simplement facultative.
L'objectif annoncé est de permettre aux jeunes de découvrir progressivement le fonctionnement de la plateforme, sans attendre leur année de terminale.
Cette anticipation doit favoriser une meilleure connaissance des formations disponibles et encourager les élèves à réfléchir plus tôt à leurs choix d'orientation.
Elle pourrait également réduire certaines difficultés liées à la découverte tardive du dispositif et de ses nombreuses fonctionnalités.
Des lettres de motivation moins systématiques dans les candidatures
La place de la lettre de motivation dans les procédures d'admission devrait également évoluer.
Depuis 2024, ce document n'est plus automatiquement exigé pour l'ensemble des formations proposées sur Parcoursup.
Cependant, certains établissements continuent de le demander dans leurs dossiers de candidature.
Philippe Baptiste considère que cette exigence demeure une source de difficultés pour de nombreux candidats.
Le ministre souligne également que le développement de l'intelligence artificielle interroge désormais la pertinence de ce critère dans l'évaluation des dossiers.
À partir de 2027, les formations souhaitant maintenir une lettre de motivation devront donc justifier son utilité dans leur procédure de sélection.
Cette disposition vise à limiter les demandes jugées peu nécessaires et à simplifier les démarches administratives des futurs étudiants.
Un droit à l'explication pour mieux comprendre les refus d'admission
Parmi les annonces figure également la création d'un dispositif permettant aux candidats de mieux comprendre les décisions défavorables reçues sur Parcoursup.
Le gouvernement souhaite instaurer un droit à l'explication lorsqu'une formation refuse une candidature.
Les élèves concernés pourront ainsi solliciter l'établissement afin d'obtenir des précisions sur les raisons ayant conduit à cette décision.
Cette mesure doit contribuer à rendre les procédures d'admission plus transparentes et à mieux informer les candidats sur les critères effectivement utilisés.
Les modalités pratiques restent toutefois à définir.
Philippe Baptiste a précisé que le dispositif devait encore être organisé et ajusté, sans annoncer de moyens supplémentaires spécifiques pour accompagner les établissements dans cette nouvelle obligation.
La question de la charge administrative potentiellement générée par ces demandes reste donc ouverte.
Des critères de sélection et des algorithmes locaux davantage détaillés
La transparence des procédures d'examen des candidatures constitue un autre chantier important.
Certaines formations utilisent actuellement des outils automatisés pour faciliter le traitement et le classement initial des dossiers reçus.
Ces dispositifs, généralement désignés comme des algorithmes locaux, doivent faire l'objet d'une information plus précise.
Le gouvernement prévoit que chaque établissement explique les traitements automatisés éventuellement mobilisés dans son processus d'admission.
Dès 2027, les fiches des formations devront également présenter les critères d'évaluation et leurs pondérations, tels qu'ils ont été utilisés lors de la campagne précédente.
Cette évolution vise à permettre aux candidats de mieux comprendre les éléments pris en compte dans l'examen de leur dossier.
Elle doit également faciliter l'identification des attentes spécifiques à chaque cursus.
Une nouvelle commission académique pour examiner les procédures d'admission
Pour renforcer le suivi du fonctionnement de Parcoursup, le gouvernement annonce la création d'une commission dans chaque académie.
Baptisée Claire, pour commission locale d'accès aux informations sur la réussite étudiante, cette instance réunira différents représentants de la communauté éducative.
Elle comprendra notamment des lycéens, des enseignants du secondaire, des enseignants-chercheurs et des personnels académiques.
Sa mission consistera à examiner les procédures d'orientation et d'affectation, ainsi que leurs résultats, à partir des données disponibles au niveau académique.
L'objectif est de disposer d'un regard collectif sur le fonctionnement des dispositifs d'accès à l'enseignement supérieur.
Par ailleurs, une autre expérimentation sera proposée en 2027.
Des élèves et des enseignants de lycée pourront, sur la base du volontariat, participer à des jurys de formations de l'enseignement supérieur.
Cette démarche doit leur permettre de découvrir concrètement la manière dont les candidatures sont étudiées et les décisions d'admission prises.
Vers la suppression du lycée d'origine dans les dossiers en 2028
La future plateforme d'admission pourrait également modifier les informations transmises aux établissements concernant les candidats.
Le gouvernement envisage notamment de supprimer la mention du lycée d'origine dans les dossiers à partir de la session 2028.
Cette proposition répond à une revendication exprimée par une partie des organisations lycéennes et étudiantes, qui souhaitent limiter les différences de traitement potentiellement liées à la réputation des établissements.
Philippe Baptiste souligne toutefois qu'une telle modification nécessite un travail préalable sur les écarts de notation entre les lycées.
L'objectif est de mieux comprendre ces différences afin de garantir une comparaison équitable des résultats scolaires.
Le ministre estime donc qu'un travail technique et méthodologique reste indispensable avant toute mise en œuvre.
Un droit à l'erreur pour faciliter les réorientations dans le supérieur
Autre évolution envisagée pour la rentrée 2028 : la création d'un dispositif destiné à simplifier les changements d'orientation après une première inscription dans l'enseignement supérieur.
Le gouvernement souhaite reconnaître davantage le droit à l'erreur pour les étudiants qui découvrent qu'une formation ne correspond pas à leurs attentes.
Des plateformes académiques devraient ainsi recenser les places encore disponibles en première année dans les établissements d'enseignement supérieur.
Cette organisation permettrait aux étudiants souhaitant changer de cursus d'identifier plus facilement les possibilités de réorientation.
L'objectif est de rendre les parcours moins rigides et de limiter les situations dans lesquelles un mauvais choix initial entraîne une interruption prolongée des études.
Des classes de seconde limitées à 28 élèves d'ici à 2028
Les annonces du ministère de l'Éducation nationale concernent également les conditions d'apprentissage dans les lycées.
Selon les résultats de la consultation nationale, la pression scolaire arrive en tête des préoccupations exprimées par les élèves.
D'autres difficultés sont régulièrement mentionnées, notamment l'état des bâtiments, le climat scolaire, la santé mentale, les absences d'enseignants non remplacés et les effectifs importants dans certaines classes.
Pour répondre à ces préoccupations, Édouard Geffray annonce une réduction progressive du nombre d'élèves en seconde générale et technologique.
Dès la rentrée 2027, les classes devraient être plafonnées à 28 élèves dans les 50 % de lycées accueillant les publics les moins favorisés.
Cette limitation serait ensuite étendue à l'ensemble des lycées à partir de la rentrée 2028.
Le gouvernement prévoit également de réduire les effectifs dans les groupes les plus chargés en première et en terminale.
Le ministère rappelle que les lycéens actuellement scolarisés appartiennent à une génération particulièrement nombreuse, ce qui contribue à accentuer les difficultés d'organisation dans certains établissements.
Cette diminution des effectifs doit permettre d'améliorer les conditions de travail des élèves et de faciliter l'accompagnement pédagogique proposé par les enseignants.
La création de 500 postes supplémentaires dans les lycées publics
Pour accompagner cette réduction de la taille des classes, le gouvernement annonce plusieurs décisions concernant les moyens humains.
Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, les 836 suppressions de postes initialement envisagées dans le second degré public devraient être annulées par voie d'amendement.
Édouard Geffray prévoit également la création de 500 postes supplémentaires destinés aux lycées publics.
Ces moyens doivent permettre de soutenir les nouvelles organisations pédagogiques et de répondre aux besoins liés à la diminution des effectifs par classe.
À ces créations s'ajoutent 1 264 postes d'enseignants prévus pour accompagner l'ouverture de nouvelles places en sections de techniciens supérieurs (BTS).
Le gouvernement entend ainsi agir simultanément sur les conditions de scolarisation au lycée et sur les capacités d'accueil dans les formations post-baccalauréat.
Une révision du contrôle continu prévue d'ici janvier 2027
L'organisation des évaluations au lycée constitue un autre sujet de réflexion.
Le ministre de l'Éducation nationale annonce l'ouverture d'un chantier consacré aux modalités du contrôle continu, dont les conclusions sont attendues en janvier 2027.
Un groupe de travail devra examiner plusieurs aspects du dispositif, notamment le nombre d'évaluations, leur importance dans les résultats scolaires et leur répartition entre la première et la terminale.
La question de l'harmonisation des pratiques de notation entre les établissements sera également étudiée.
Le gouvernement souhaite par ailleurs réfléchir à une meilleure prise en compte des progrès réalisés par les élèves au cours de leur scolarité.
Une attention particulière sera accordée à l'articulation entre les notes utilisées pour l'obtention du baccalauréat et celles prises en compte dans les dossiers Parcoursup.
L'objectif est de reconnaître le travail régulier des lycéens sans leur donner le sentiment d'être constamment placés en situation d'examen.
Le ministère prévoit également d'examiner la place des mathématiques et de l'enseignement scientifique dans les emplois du temps.
Il souhaite notamment éviter que des élèves suivant une scolarité comparable se retrouvent avec des volumes horaires sensiblement différents.
Une réflexion sur l'organisation du lycée sans remettre entièrement en cause la réforme
Ces annonces interviennent dans un contexte où l'organisation du lycée fait régulièrement l'objet de critiques.
La réforme engagée sous le ministère de Jean-Michel Blanquer est notamment accusée d'avoir complexifié la construction des emplois du temps, en raison de la diversité des enseignements de spécialité et des combinaisons choisies par les élèves.
L'ancien ministre doit d'ailleurs être entendu par une mission flash du Sénat consacrée aux difficultés rencontrées par les lycées.
Édouard Geffray avait pourtant affirmé, quelques jours auparavant, ne pas souhaiter engager une nouvelle réforme structurelle du lycée.
Il défendait alors la nécessité de stabiliser un système dont les modalités d'évaluation du baccalauréat avaient connu plusieurs évolutions successives.
Le ministre considère toutefois que les attentes exprimées par les lycéens justifient désormais l'ouverture de nouveaux travaux.
Ces discussions ne préjugent pas encore des décisions définitives qui seront prises.
Les conclusions des groupes de travail doivent permettre de déterminer les ajustements envisageables, avec l'objectif d'appliquer certaines mesures dès la rentrée 2027.
Quatre milliards d'euros de prêts pour moderniser les établissements scolaires
L'état des bâtiments scolaires figure également parmi les principales préoccupations exprimées par les lycéens.
Cette question apparaît particulièrement importante dans plusieurs territoires ultramarins, où la vétusté des infrastructures constitue l'un des premiers motifs d'insatisfaction, à l'exception de La Réunion selon les résultats de la consultation.
Pour répondre à ces difficultés, Édouard Geffray annonce l'ouverture de 4 milliards d'euros de lignes de crédit supplémentaires d'ici à 2030.
Ces financements prendront la forme de prêts à taux bonifiés, destinés aux régions et aux départements.
L'objectif est de permettre aux collectivités territoriales de bénéficier de conditions d'emprunt plus avantageuses pour financer la rénovation et l'amélioration des établissements scolaires.
Des réunions doivent être organisées avec les représentants des collectivités et les élus lycéens afin de préciser les besoins et les modalités d'intervention.
Le gouvernement entend également apporter des réponses à des difficultés plus immédiates concernant les conditions matérielles d'accueil.
Un travail spécifique sera ainsi engagé dans les lycées pour améliorer les conditions d'utilisation des sanitaires.
Cette démarche, menée en lien avec les régions et les instances de représentation des lycéens, doit aboutir à des premières réponses d'ici novembre 2026.
Le calendrier annoncé reste particulièrement resserré, puisque le ministère souhaite finaliser plusieurs chantiers dès janvier 2027 pour préparer leur mise en application à la rentrée suivante.
Quinze mille places supplémentaires dans l'enseignement supérieur d'ici à 2028
Au-delà de la réforme de Parcoursup, Philippe Baptiste a présenté plusieurs mesures destinées à renforcer les capacités d'accueil dans l'enseignement supérieur.
Le gouvernement prévoit de créer 15 000 nouvelles places entre 2027 et 2028, principalement dans les formations professionnalisantes et les filières répondant à des besoins spécifiques.
La plus grande partie de cet effort concernera les brevets de technicien supérieur.
Au total, 10 000 places supplémentaires devraient être ouvertes en BTS, avec une priorité accordée aux spécialités industrielles et scientifiques.
Ces créations seront portées par l'Éducation nationale et accompagnées du recrutement de 1 264 enseignants.
Les bachelors universitaires de technologie (BUT) bénéficieront également de nouvelles capacités d'accueil.
Le gouvernement annonce l'ouverture de 4 000 places supplémentaires, principalement en Île-de-France, avec la création prévue de 204 postes d'enseignants.
Enfin, 1 000 places supplémentaires seront destinées aux formations du secteur de la santé.
Cette répartition traduit la volonté affichée de renforcer l'accès à des cursus susceptibles de répondre aux besoins en compétences de plusieurs secteurs économiques.
Pour financer ces mesures, Philippe Baptiste indique que des amendements seront déposés dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027.
Le ministre reconnaît néanmoins que ces investissements interviennent dans un environnement budgétaire contraint et pourraient nécessiter des ajustements sur d'autres postes de dépenses ministériels.
Les bourses étudiantes indexées sur l'inflation dès la rentrée 2027
La question du pouvoir d'achat étudiant occupe également une place importante dans les annonces gouvernementales.
Face aux difficultés financières rencontrées par une partie des étudiants, Philippe Baptiste prévoit une évolution du système des bourses à partir de la rentrée 2027.
Le montant des aides devrait désormais être indexé sur l'inflation, afin de tenir compte de l'évolution du coût de la vie.
Cette mesure vise à limiter la perte de pouvoir d'achat des bénéficiaires lorsque les prix augmentent.
Les plafonds de revenus déterminant l'accès aux bourses doivent également évoluer en fonction de la progression générale des ressources des ménages.
L'objectif est d'éviter qu'une famille perde son éligibilité simplement parce que ses revenus ont augmenté au même rythme que l'évolution moyenne des salaires.
Le gouvernement souhaite ainsi maintenir une meilleure cohérence entre les critères d'attribution des aides et la situation économique réelle des familles.
Le coût de cette réforme est estimé à environ 37 millions d'euros pour l'année 2027.
Il devrait ensuite atteindre 121 millions d'euros en 2028, lorsque les dispositions produiront leurs effets sur une année plus complète.
Cette annonce s'inscrit dans un contexte de préoccupations persistantes concernant la précarité étudiante et la capacité des jeunes à financer leurs études dans de bonnes conditions.
Un milliard d'euros pour rénover les bâtiments universitaires
Le gouvernement annonce enfin un programme d'investissement consacré à la modernisation du patrimoine immobilier de l'enseignement supérieur.
Une enveloppe globale d'un milliard d'euros doit être mobilisée d'ici à 2029 pour financer la rénovation, la réhabilitation ou la reconstruction de bâtiments universitaires.
Sur ce montant, 200 millions d'euros sont prévus dès 2027.
L'objectif est de répondre aux besoins de modernisation des infrastructures et d'améliorer les conditions d'accueil des étudiants et des personnels.
Une cinquantaine de sites universitaires ont déjà été identifiés pour accueillir des opérations dont le lancement est envisagé en 2027 et 2028.
Plusieurs établissements situés dans les territoires ultramarins figurent parmi les sites concernés, notamment aux Antilles, en Guyane et à La Réunion.
Cette première sélection doit toutefois encore faire l'objet de discussions avec les présidents d'université et les directeurs d'établissement.
Philippe Baptiste précise que les projets retenus devront être examinés avec les responsables des structures concernées afin de définir les priorités et les modalités de réalisation.
Ces investissements visent à améliorer durablement les infrastructures d'enseignement et de recherche, tout en répondant aux enjeux de vétusté et d'adaptation des bâtiments.
À travers l'ensemble de ces annonces, le gouvernement entend agir sur plusieurs dimensions du parcours éducatif, depuis les conditions de scolarisation au lycée jusqu'à l'accès à l'enseignement supérieur et à la vie étudiante.
La concrétisation de ces mesures dépendra néanmoins des discussions budgétaires, des évolutions législatives nécessaires et des conclusions des groupes de travail engagés.
Les années 2027 et 2028 devraient ainsi constituer deux étapes importantes pour mesurer l'application effective de ces engagements et leurs conséquences sur les conditions d'études des lycéens et des étudiants.

SOURCE : AEFINFO

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