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ÉDUCATION
4
March 2026

Réforme du concours enseignant : ce qui change avec le CAPES bac +3

Les candidats inscrits au CAPES bac +3 entament, ce mardi, les épreuves d’admissibilité. Environ 85 000 personnes sont attendues pour ce concours mis en place dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Voici ce qu’il faut comprendre de ce nouveau dispositif.

Longtemps incertain en raison des questions budgétaires, le CAPES bac +3 se tient finalement cette année. Pour ce concours repensé, près de 85 000 candidats sont attendus dès le lancement des épreuves d’admissibilité ce mardi matin.

Au total, environ 50 000 candidats participent au concours de recrutement de professeurs des écoles (CRPE). Par ailleurs, près de 35 000 personnes se présentent aux concours externes destinés au recrutement d’enseignants du second degré, de conseillers principaux d’éducation (CPE) et de psychologues de l’Éducation nationale.

Une formation des enseignants profondément transformée

Pensée pour répondre aux difficultés de recrutement dans l’enseignement, la réforme de la formation des enseignants prévoit d’abaisser le niveau requis pour passer le concours. Désormais, les candidats pourront se présenter dès bac +3, contre bac +5 auparavant, aussi bien pour les écoles primaires que pour les collèges et lycées.

Durant une période transitoire, cette année et lors de la session 2027, les concours accessibles à bac +5 continueront toutefois d’exister en parallèle de ceux accessibles à bac +3. À partir de 2028, le concours à bac +5 disparaîtra définitivement. Cette réforme modifie également en profondeur le parcours de formation des futurs enseignants.

Jusqu’à présent, les professeurs des écoles devaient obtenir le CRPE à un niveau bac +5. De la même manière, les concours du second degré, comme le Capes (certificat d’aptitude au professorat du second degré), le Capeps pour l’éducation physique et sportive, le CAPLP pour les lycées professionnels ou encore le Capet pour les lycées technologiques, n’étaient accessibles qu’après l’obtention d’un master. Une fois reçus, les lauréats effectuaient une année de stage avant d’être titularisés l’année suivante.

La réforme portée par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, introduit un changement majeur : le concours s’adresse désormais aux étudiants titulaires d’une licence. Les candidats admis pourront ensuite suivre deux années de formation rémunérée à partir de juin prochain.

De nouveaux cursus universitaires pour former les enseignants

Une fois admis au concours, les futurs enseignants intégreront un master enseignement et éducation (M2E). Cette formation professionnalisante de deux ans sera accompagnée d’une rémunération.

Pendant la première année de master, les étudiants auront le statut d’élèves fonctionnaires. Ils suivront une formation d’environ 450 à 500 heures et effectueront également douze semaines de stage d’observation et de pratique accompagnée. Durant ces périodes, ils seront accueillis dans les classes de professeurs expérimentés. Les futurs enseignants percevront une rémunération mensuelle d’environ 1 400 euros net.

En deuxième année de master, les étudiants deviendront fonctionnaires stagiaires. Ils suivront environ 300 heures de formation et réaliseront dix-huit semaines de stage à mi-temps, au cours desquelles ils enseigneront sous la supervision d’un tuteur. Leur rémunération atteindra alors environ 1 800 euros net par mois, aussi bien dans le premier degré que dans le second degré.

Afin de mieux préparer le concours de recrutement de professeurs des écoles, un nouveau cursus universitaire est également proposé : la licence professorat des écoles (LPE). Dans ce parcours, les étudiants réaliseront environ dix semaines de stage et suivront des enseignements disciplinaires, notamment en français, en mathématiques et en histoire-géographie. Une attention particulière sera portée à la maîtrise des savoirs fondamentaux.

Si le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, se félicitait en décembre de « l’effet attendu » de cette réforme, notamment avec un nombre de candidats doublé aux concours externes et une participation accrue des étudiants de licence, les effets réels de ce nouveau dispositif devront être observés sur la durée.

En effet, les futurs enseignants recrutés dans ce cadre devront s’engager à exercer pendant au moins quatre ans. C’est seulement après cette période que l’impact de la réforme pourra être pleinement évalué.

SOURCE : cnews.fr

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