Réforme des concours enseignants : premiers candidats en bac +3

Le nombre de candidats a doublé. Les admis aux concours d’enseignant seront désormais rémunérés pendant leurs études.
La réforme est désormais une réalité. Alors qu’elle restait encore incertaine il y a quelques semaines en raison du retard pris dans le vote du budget 2026, la nouvelle réforme des concours enseignants s’est concrétisée ce mardi 3 mars avec l’organisation des premières épreuves d’admissibilité pour les étudiants en bac +3. Qu’il s’agisse du concours de professeur des écoles ou du Capes, destiné aux étudiants souhaitant enseigner dans les collèges et lycées, environ 88.000 candidats sont attendus pour cette première session.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par une crise des vocations dans le métier d’enseignant. En ramenant les concours enseignants – Capes et concours de professeur des écoles – à bac +3 au lieu de bac +5, le gouvernement espère renforcer l’attractivité de la profession. Pour cette première année, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, expliquait en décembre 2025 au micro de RMC que le nombre de candidatures avait « doublé » pour les deux concours. Jusqu’au printemps 2027, deux versions des concours coexisteront afin de s’adresser à deux profils d’étudiants : ceux qui terminent leur licence (L3) et ceux qui achèvent un master (M2), avant la disparition progressive de cette seconde voie prévue pour 2028.
Une nouvelle formation rémunérée
Avec cette réforme, les candidats admis aux concours intégreront un nouveau parcours de formation : le master enseignement et éducation (M2E), qui introduit une rémunération pendant les études. En première année de master, les étudiants auront le statut d’élèves fonctionnaires et percevront environ 1.400 euros nets par mois. Leur formation comprendra entre 450 et 500 heures d’enseignement, complétées par un stage d’observation avec pratique accompagnée auprès d’un enseignant en poste pendant douze semaines.
En deuxième année de master, les étudiants bénéficieront du statut de fonctionnaires stagiaires et d’une rémunération portée à environ 1.800 euros nets mensuels. Cette année comprendra environ 300 heures de formation ainsi qu’un stage à mi-temps durant dix-huit semaines, réalisé sous la supervision d’un tuteur. La rémunération restera identique que l’apprenti professeur se destine à l’enseignement dans le premier ou dans le second degré. En contrepartie, les futurs enseignants devront s’engager à exercer le métier de professeur pendant au moins quatre ans. Cette réforme combinant transformation des concours et refonte de la formation devra désormais être évaluée dans la durée afin d’en mesurer l’efficacité.

SOURCE : etudiant.lefigaro.fr

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