Une proposition de loi veut renforcer l’éducation à l’alimentation

Un enseignement obligatoire à titre expérimental
Une proposition de loi du groupe EPR visant à créer, à titre expérimental, un enseignement obligatoire d’éducation à l’alimentation sera examinée par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale mercredi 28 janvier 2026, avant un passage en séance publique le 2 février. Le texte prévoit également la création d’un "fonds d’action pour l’éducation à l’alimentation".
Construite autour de quatre articles, cette proposition de loi "entend poser les fondations de l’éducation à l’alimentation à la française", précise l’exposé des motifs. Déposée mi-novembre 2025 par la députée Olivia Grégoire et son groupe, elle vise à "faire de l’éducation à l’alimentation une composante à part entière du parcours éducatif".
L’alimentation, un fait culturel et éducatif
Dans l’exposé des motifs, les députés soulignent que "l’alimentation ne peut pas se réduire à un acte biologique : elle est un fait culturel, social et éducatif". L’école doit ainsi apprendre aux élèves "à mieux manger", en intégrant le "bien manger" dans le projet républicain de formation du citoyen.
Des "États généraux de l’éducation à l’alimentation et au bien manger" avaient été organisés par Olivia Grégoire en octobre dernier. Pour Olivier Rey (IGESR), l’éducation à l’alimentation est "un vecteur d’apprentissages utile dès le plus jeune âge, au collège et au lycée, dans toutes les matières".
Intégrer l’éducation à l’alimentation dans le parcours scolaire
Le premier article de la loi prévoit, à titre expérimental, une véritable éducation à l’alimentation dans les établissements scolaires, de la primaire au lycée, en associant théorie, pratique et pause méridienne.
Dans les territoires pilotes, l’éducation à l’alimentation sera pleinement intégrée au parcours scolaire, avec continuité pédagogique entre enseignements, activités pratiques et restauration scolaire. L’école et la cantine deviendront deux volets d’un même apprentissage : comprendre ce que l’on mange, découvrir les produits et les saisons, relier théorie et expérience concrète.
À l’école, cette éducation comprendra "au moins trois séances par an", en coordination avec la restauration scolaire. Au collège, chaque établissement mettra en œuvre un "projet annuel d’éducation à l’alimentation obligatoire", cohérent avec le parcours éducatif de santé.
Une évaluation intermédiaire après 18 mois permettra "d’ajuster les dispositifs et d’apporter des résultats tangibles pour guider les politiques publiques".
Un fonds mixte pour soutenir l’éducation à l’alimentation
L’article 2 crée un fonds d’action pour l’éducation à l’alimentation, financé par l’État, les entreprises et les particuliers, pour soutenir les activités pédagogiques, la rénovation des cantines, la formation du personnel et les communes les plus modestes.
Ce fonds mixte permet :
- d’amplifier l’action publique sans en alourdir le coût,
- de mobiliser les entreprises dans des démarches à impact positif, cohérentes avec leurs stratégies RSE ou CSRD,
- de répondre aux attentes des Français pour un engagement accru des acteurs économiques dans l’intérêt général.
Renforcer l’encadrement juridique de l’éducation à l’alimentation
L’article 3 renforce la présence de l’éducation à l’alimentation dans le code de l’éducation, en précisant ses objectifs, ses attendus et les outils que l’État mettra à disposition de tous les acteurs.
L’objectif est d’inscrire plus solidement et clairement l’éducation à l’alimentation dans le code, sans créer d’obligation nouvelle, mais en lui donnant une structure juridique cohérente et un cadre pédagogique clair.

SOURCE : AEFINFO

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