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ÉDUCATION
19
March 2026

« Beaucoup pensent qu’accéder à ce type d’établissement est impossible après une école de commerce » : cinq ans après leur bachelor, que sont-ils devenus ?

Le bachelor, programme encore récent, intrigue souvent. Après ce bac+3, certains diplômés choisissent de s’arrêter là, d’autres de continuer. Mais pour faire quoi exactement ?

Après trois années souvent généralistes, trois parcours se dessinent : certains poursuivent un master pour atteindre le bac+5, d’autres se lancent directement sur le marché du travail, et certains combinent les deux. Savoir combien choisit chaque voie est une chose, suivre leur parcours cinq ans après l’obtention du diplôme en est une autre. Trois anciens diplômés nous racontent leur chemin dans leur rétroviseur.

Le bachelor comme tremplin vers Centrale

Arthurs, avec un « s », aime explorer, voyager et changer de cap. Après son bac STI2D, il intègre PSB (Paris School of Business), une école de commerce. « J’en garde un excellent souvenir : découvrir un large panel de matières, rencontrer du monde et m’amuser », raconte-t-il.

Il y développe ses premières expériences professionnelles et commence à travailler son réseau. « J’ai été autoentrepreneur, avec des missions pour une néobanque et une société immobilière », ajoute-t-il. Après trois ans, il estime avoir fait le tour et décide de changer d’environnement. Il intègre un MSc (Master of Science) à Centrale Supélec, spécialisé en innovation et transformation des organisations.

« Je savais où je voulais aller, et j’avais bien soigné mon dossier »

Arthurs, diplômé de Centrale après un bachelor

« Beaucoup pensent qu’accéder à ce type d’établissement est impossible après une école de commerce. Le plus dur, c’est de s’autoriser à candidater », explique-t-il. Pour lui, la clé est de savoir précisément ce que l’on veut et de préparer son dossier.

À Centrale, il découvre un environnement « génial », avec des intervenants inspirants. Il accumule de l’expérience professionnelle, consultant chez Capgemini, puis VIE de deux ans chez Air Liquide à Toronto, en gestion de projets stratégiques. Les portes du digital et de l’innovation s’ouvrent largement à lui. Quant à un retour en France ? « Pas sûr, confie-t-il. Au Canada, les choses bougent plus vite, responsabilités et salaires inclus. »

Plongée dans le grand bain : Ophélie

Le parcours d’Ophélie est très différent. « On n’a qu’une vie, il faut suivre ses envies », explique-t-elle. Elle commence en licence de psychologie à Clermont Auvergne, mais abandonne après deux ans. Sociable et attirée par le commerce, elle rejoint un BTS NDRC en alternance, puis l’ESC Clermont (devenue Clermont School of Business) en troisième année de bachelor, option retail, avec un apprentissage d’un an chez Conforama.

« Ce que je retiens : les gens, les visites de magasins et les interventions de professionnels qui nous expliquaient leur métier. Chaque rencontre apportait de nouvelles idées », raconte-t-elle. Une rencontre marquante avec la directrice du LEGO Store de Clermont-Ferrand plante une graine pour son futur. Pendant la crise Covid, elle doit gérer le magasin, parfois comme vigile ou psychologue improvisée.

« Chaque période a ajouté sa petite brique »

Ophélie, qui a travaillé dès l’obtention de son bachelor

En 2021, elle s’installe à Valence, trouve un poste de conseillère bancaire, puis revient à Clermont pour rejoindre le LEGO Store comme directrice adjointe. « Notre mission est aussi de mettre des paillettes dans les yeux des enfants et de proposer constamment de nouvelles idées. Chaque expérience passée me sert tous les jours », conclut-elle. Elle n’a aucun regret de ne pas avoir fait de master, préférant acquérir des compétences directement sur le terrain.

Allers-retours : Laurent et le master exécutif

En France, poursuivre ses études ou travailler est souvent vu comme un choix définitif, mais ce n’est pas le cas partout. Laurent, diplômé de la première promotion bachelor de l’ESCP Business School il y a cinq ans, est aujourd’hui à l’ESCP pour un Executive Master in International Business (Emib).

Entretemps, il a débuté sa carrière, travaillant pour Austrian Airlines, puis PwC au Luxembourg. En 2022, Lufthansa le recrute à Vienne pour des missions de pricing et revenue management. « Cela combine l’aviation et le business : c’est mon monde ! », se réjouit-il. Il envisage toujours de reprendre ses études pour élargir ses compétences et renforcer son leadership.

« Ces moments où l’on peut s’extraire de son métier sont précieux »

Laurent, doublement diplômé de l’ESCP

Le master exécutif lui offre une prise de recul, la possibilité de réfléchir à son parcours et de planifier l’avenir. « Ces moments permettent de faire un pas de côté, d’imaginer la suite et d’évaluer le chemin parcouru », conseille-t-il.

SOURCE : LEPARISIEN

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