Canicule et baccalauréat : le gouvernement écarte les épreuves « en mai ou en juin » l'après-midi

« On ne peut plus se permettre d'avoir des épreuves en mai ou en juin entre 14 heures et 17 heures », a affirmé le ministre de l'Éducation nationale ce dimanche.
Il va faire chaud. Alors que des centaines de milliers de lycéens se préparent à passer les épreuves écrites du baccalauréat cette semaine, une nouvelle vague de chaleur devrait s'abattre sur l'Hexagone, avec des températures qui franchiront les 30 °C dans plusieurs villes du pays.
Interrogé sur l'adaptation de ces épreuves au changement climatique, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué sur France Inter ce dimanche 14 juin qu'il ne « souhaite plus qu'aucun examen se déroule les après-midi ».
Un moyen, selon Édouard Geffray, de permettre aux étudiants de composer sans pâtir de fortes chaleurs. « Globalement, entre 8 heures et midi, si vous avez aéré le matin (avant l'arrivée des élèves), ça reste à peu près frais », a-t-il souligné.
Plus de 30 °C cette semaine
« On ne peut plus se permettre d'avoir des épreuves en mai ou en juin entre 14 heures et 17 heures. Ce n'est pas possible », a-t-il insisté, tout en écartant l'idée de « décaler » les épreuves vers d'autres périodes de l'année, plus fraîches. « La matinée suffira », a-t-il glissé.
Les épreuves écrites de terminale du baccalauréat général se tiendront de lundi à jeudi cette semaine, selon le site du ministère de l'Éducation nationale. Toutes ont été programmées le matin et doivent s'achever à midi au plus tard, d'après cette même source.
Mais selon Météo France, les températures grimperont avant même l'après-midi certains jours de la semaine. À Montpellier, dans la matinée du lundi 15 juin, le thermomètre pourrait afficher 30 °C au moment où les lycéens plancheront sur l'épreuve écrite de philosophie.
Quant au diplôme national du brevet, destiné aux collégiens, une épreuve est prévue l'après-midi : celle de langue vivante étrangère, fixée au mardi 30 juin de 14 heures à 15 h 30. Le baccalauréat professionnel s'est lui aussi tenu en partie fin mai, avec des épreuves planifiées l'après-midi (histoire-géographie et économie-gestion, les jeudi 28 et vendredi 29 mai de 14 heures à 16 heures). Ces épreuves n'avaient pas été reportées, malgré des températures extrêmement élevées, dépassant parfois les 35 °C.
« La plupart des bâtiments ne sont pas bien isolés »
Auprès de l'AFP, Grégoire Ensel, porte-parole de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), s'était dit « effaré ». Les canicules de mai à septembre sont « annoncées par les climatologues » et donc « totalement prévisibles », or « ce qu'on constate, c'est qu'il n'y a pas de mesures, de plans anticipés pour les établissements scolaires, qu'il s'agisse des écoles, collèges, lycées ou encore de cette période d'examens ».
« La plupart des bâtiments ne sont pas bien isolés, or le phénomène est récurrent : l'an dernier, on avait mesuré des températures de plus de 30 degrés dans les salles d'examen », complétait Isabelle Aubry, secrétaire du SNETAA-FO pour l'académie de Limoges.
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Éducation nationale rappelle ne pas disposer de budget pour aménager les sites scolaires, qui relèvent des collectivités locales.

SOURCE : leparisien.fr

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