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ÉDUCATION
18
March 2026

Choix de spécialités : les maths en recul

"Les années se ressemblent à s’y méprendre". C’est le constat dressé par le collectif Maths&Sciences après la publication des statistiques sur les spécialités choisies par les lycéens à la rentrée 2025. Depuis la réforme du lycée mise en place en 2019, les disciplines scientifiques enregistrent une baisse marquée. Alors que 82 % des filles et 94 % des garçons suivaient des mathématiques, ils ne sont plus respectivement que 50 % et 70 % aujourd’hui. Le collectif pointe également l’échec du plan “Filles et maths”, qui n’a pas permis d’inverser la tendance.

Une baisse continue depuis la réforme de 2019

Dans son bilan publié le 9 mars 2026, le collectif souligne la continuité des tendances observées depuis plusieurs années. Les évolutions liées à la réforme de 2019 ont profondément modifié les choix des élèves, notamment en matière de mathématiques et de sciences.

En terminale générale, la part d’élèves suivant des mathématiques a fortement reculé. En 2025, seuls 50 % des filles et 70 % des garçons poursuivent cette discipline, contre respectivement 82 % et 94 % en 2019. Cette baisse s’inscrit dans une transformation globale des parcours, avec une diversification des choix mais aussi un recul des profils scientifiques.

Des profils scientifiques en forte diminution

Le collectif met en évidence une diminution significative des parcours les plus scientifiques. En 2025, seulement 28 % des filles et 40 % des garçons suivent trois spécialités scientifiques incluant au moins 4 heures de mathématiques. En comparaison, ils étaient respectivement 44 % et 63 % dans ce cas avant la réforme.

Dans le même temps, le nombre d’élèves ne suivant aucune discipline scientifique a fortement augmenté. Il a même doublé, atteignant environ 80 000 filles et près de 40 000 garçons. Cette évolution traduit un désengagement progressif vis-à-vis des sciences dans les parcours scolaires.

Des déséquilibres qui se creusent en SES

Les effets de cette transformation se ressentent également dans les parcours économiques et sociaux. Parmi les élèves suivant des enseignements de SES, la part des filles ayant un volume conséquent de mathématiques a fortement diminué.

Entre 2019 et 2025, la proportion de filles suivant 5h30 de mathématiques en terminale a reculé de 13 points. Cette baisse a entraîné un renversement de tendance : alors qu’elles représentaient 61 % des élèves dans cette configuration avant la réforme, elles ne sont plus que 45 % en 2025, laissant désormais les garçons majoritaires.

Le plan “Filles et maths” vivement critiqué

Sur la question de l’égalité filles-garçons, les résultats sont jugés particulièrement préoccupants. En 2025, seules 57 % des filles de première suivent plus de 3 heures de mathématiques, contre 83 % en 2018. Par ailleurs, les filles représentent désormais 48 % des élèves inscrits en spécialité mathématiques, contre 53 % avant la réforme.

Dans ce contexte, le collectif dénonce “l’échec total et prévisible” du plan “Filles et maths”, lancé en mai 2025. L’objectif affiché était d’augmenter significativement le nombre de filles en mathématiques. Or, les résultats observés montrent l’inverse, avec 1 000 filles de moins en première au lieu des 15 000 supplémentaires attendues.

Des inégalités au plus haut depuis des décennies

Au-delà des chiffres, le collectif alerte sur une aggravation des inégalités structurelles. Selon lui, le discours institutionnel ne prend pas suffisamment en compte les causes profondes de ces écarts.

Aujourd’hui, les inégalités entre filles et garçons en mathématiques atteindraient leur niveau le plus élevé depuis les années 1970. Environ 105 000 filles arrivent dans l’enseignement supérieur sans avoir suivi de mathématiques en terminale, contre 50 000 garçons.

D’autres spécialités scientifiques en difficulté

Enfin, l’étude met en lumière des tendances préoccupantes dans d’autres disciplines scientifiques. Les sciences de l’ingénieur poursuivent leur recul, avec seulement 5 200 élèves en 2025 contre plus de 7 600 en 2021.

La spécialité “Numérique et sciences informatiques” enregistre également une baisse de ses effectifs, de l’ordre de 12 %. Cette diminution s’explique notamment par une préférence des élèves pour des disciplines jugées plus ouvertes pour la poursuite d’études, comme la physique-chimie ou les sciences de la vie et de la Terre.

SOURCE : AEF INFO

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