Comment Parcoursup pourrait s’inspirer des systèmes étrangers

Face aux critiques des lycéens, le gouvernement français a annoncé une transformation de Parcoursup dès 2027, avant son remplacement prévu en 2028. L’objectif est de rendre l’accès à l’enseignement supérieur plus transparent, plus compréhensible et mieux adapté aux attentes des candidats. Pour imaginer ce nouveau dispositif, plusieurs modèles étrangers pourraient servir de référence. Du Royaume-Uni aux Pays-Bas, en passant par l’Allemagne, les procédures d’admission présentent des différences qui pourraient alimenter la réflexion française.
Une réforme de Parcoursup annoncée pour 2028
Sous la pression des mobilisations lycéennes, le gouvernement a présenté, le 26 octobre 2026, plusieurs mesures destinées à améliorer le fonctionnement de Parcoursup.
Dès la campagne 2027, les critères d'examen des candidatures devront être plus accessibles et mieux expliqués. Les établissements devront également justifier leurs décisions de refus afin de permettre aux élèves de comprendre les résultats de leurs candidatures.
Un comité associant des lycéens et des enseignants sera chargé de réfléchir au dispositif qui remplacera Parcoursup en 2028. Parmi les pistes envisagées figurent un accompagnement renforcé à l’orientation et l’utilisation de nouveaux outils numériques pour aider les jeunes à construire leur parcours.
Au Royaume-Uni, une plateforme centralisée avec cinq choix
Le Royaume-Uni dispose d’un système de candidature universitaire baptisé UCAS. Cette plateforme permet aux futurs étudiants de déposer un dossier commun pour accéder aux établissements d’enseignement supérieur.
Contrairement à Parcoursup, qui permet de formuler davantage de vœux, UCAS limite généralement les candidats à cinq choix de formations. Le dossier comprend notamment les résultats scolaires, les qualifications obtenues, des réponses à des questions de motivation et une recommandation.
Les établissements examinent ensuite les candidatures et peuvent transmettre des propositions d’admission conditionnelles, notamment en fonction des résultats aux examens.
Ce fonctionnement pourrait nourrir les réflexions françaises concernant la simplification des candidatures et la lisibilité des décisions d’admission.
Aux Pays-Bas, une procédure d'admission avec classement
Aux Pays-Bas, les étudiants utilisent principalement Studielink, une plateforme nationale permettant de s’inscrire dans les établissements d’enseignement supérieur.
Pour certaines formations disposant d’un nombre limité de places, appelées numerus fixus, une procédure de sélection particulière est organisée. Les candidats sont alors classés selon les critères définis par chaque établissement.
Une fois la sélection terminée, les étudiants reçoivent leur rang et peuvent savoir si une place leur est proposée. Lorsqu’un candidat refuse une admission, celle-ci peut être attribuée à une autre personne figurant sur la liste.
Ce système illustre une autre manière d’organiser la sélection, avec une communication explicite du classement pour les formations concernées.
Study in NL
En Allemagne, des candidatures coordonnées entre établissements
L’Allemagne dispose également de plusieurs dispositifs pour gérer l’accès aux études supérieures, dont la plateforme Hochschulstart.
Son système de coordination, appelé DoSV, permet de centraliser le suivi des candidatures pour certaines formations et de faciliter l’attribution des places disponibles.
Les candidats peuvent hiérarchiser leurs préférences. Lorsqu’une proposition est acceptée, les autres places peuvent être libérées pour permettre à d’autres étudiants d’en bénéficier.
Ce mécanisme cherche notamment à limiter les admissions multiples et à optimiser la répartition des places dans les établissements participants.
Une approche qui pourrait intéresser les responsables français dans le cadre des réflexions sur l’évolution du calendrier et de la gestion des propositions d’admission.
Vers un système d'orientation plus transparent en France ?
Si les modèles étrangers présentent des caractéristiques intéressantes, aucun dispositif n’a encore été officiellement retenu pour remplacer Parcoursup.
Le gouvernement souhaite construire une nouvelle procédure avec les représentants des lycéens, les enseignants et les acteurs de l’enseignement supérieur.
Au-delà de la plateforme elle-même, la réforme devra répondre à plusieurs enjeux : améliorer l’information des candidats, faciliter leur orientation et rendre les critères d’admission plus compréhensibles.
Les premières recommandations du comité de réforme sont attendues d’ici à la fin novembre 2026, avant une éventuelle mise en œuvre du nouveau dispositif pour la campagne 2028.

SOURCE : 20MINUTES

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