Entre 2 et 4% des élèves se disent victimes de harcèlement scolaire, selon l’éducation nationale

Une enquête nationale basée sur les élèves du ce2 à la terminale
Ministère de l’Éducation nationale a publié une nouvelle enquête révélant que 2 à 4% des élèves se déclarent victimes de harcèlement scolaire. L’étude repose sur des questionnaires d’auto-évaluation remplis par des élèves du CE2 à la terminale.
Cette troisième enquête annuelle a été réalisée à l’occasion de la journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire en novembre 2025. Elle repose sur 33 240 questionnaires exploitables transmis par 678 établissements.
Des résultats compris entre primaire, collège et lycée
Les données montrent des écarts selon les niveaux scolaires :
- 3% des écoliers
- 4% des collégiens
- 2% des lycéens
Ces élèves déclarent subir de manière répétée des atteintes de la part de leurs pairs, associées à une perception négative de leur vie scolaire.
Une évolution méthodologique dans l’enquête
Pour la première fois, les élèves pouvaient indiquer volontairement leurs nom et prénom dans le questionnaire. Ce changement de protocole pourrait avoir influencé les réponses, selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance.
DEPP précise que cette évolution rend les résultats difficilement comparables avec ceux des années 2023 et 2024.
Des différences selon les profils d’élèves
L’étude souligne que les garçons et les filles sont globalement autant concernés par les situations de harcèlement scolaire.
En revanche, des écarts importants apparaissent selon les filières au lycée, notamment en CAP, où la proportion d’élèves concernés peut être jusqu’à huit fois plus élevée que dans les autres parcours.
Des situations “à surveiller” plus larges
Au-delà des cas de harcèlement avéré, l’enquête identifie également des situations intermédiaires de dégradation de la vie scolaire :
- 13% des élèves en primaire
- 6% au collège
- 5% au lycée
Ces situations traduisent un climat scolaire dégradé sans être qualifié de harcèlement systématique.
Des chiffres inférieurs à d’autres études
Les résultats de la DEPP restent inférieurs à ceux d’autres organismes. Santé publique France estime par exemple que plus de 16% des enfants de 6 à 11 ans seraient concernés.
De son côté, l’association e-Enfance évoque jusqu’à 35% de jeunes touchés dès l’école primaire.
Un phénomène toujours difficile à mesurer
Ces écarts s’expliquent par des méthodologies différentes et par la difficulté à mesurer précisément le harcèlement scolaire.
Les autorités éducatives soulignent que ces données doivent être interprétées avec prudence, mais confirment l’importance de renforcer la prévention et la détection dans les établissements scolaires.

SOURCE : FRANCE INFO

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