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ÉDUCATION
8
January 2026

La reconversion arrive en tête des motivations pour réaliser un bilan de compétences

Selon le baromètre amour pro, publié le 6 janvier 2026 par YouGov et Chance, 38 % des actifs envisageant un bilan de compétences le font dans une optique de reconversion professionnelle. Cette motivation domine nettement chez les 18-54 ans, avec des taux compris entre 41 % et 46 %. À l’inverse, les plus de 55 ans placent en priorité les considérations financières, citées par 31 % d’entre eux.

L’étude met également en lumière des écarts marqués entre les femmes et les hommes. Un tiers des femmes (33 %) déclarent vouloir engager un bilan de compétences en raison d’un mal-être au travail, contre 24 % des hommes. Le manque de reconnaissance financière (30 % à 33 %) ainsi que la nécessité de clarifier un projet professionnel (22 % à 26 %) figurent également parmi les motivations les plus fréquemment évoquées.

Plus d’un actif sur deux se dit perdu dans sa vie professionnelle

L’institut YouGov et le cabinet spécialisé dans l’orientation professionnelle Chance ont rendu public, mardi 6 janvier 2026, le baromètre amour pro. Celui-ci indique que 53 % des personnes interrogées se déclarent "perdues dans leur vie professionnelle". Parmi celles qui envisagent un bilan de compétences, 38 % expriment une volonté claire de changer de métier ou de secteur d’activité.

Les femmes, davantage touchées par l’insatisfaction professionnelle

Présenté comme un "socio-cardiogramme du monde professionnel", ce baromètre s’appuie sur deux sources complémentaires. D’un côté, les réponses de 49 713 participants à une enquête menée par Chance entre mai et novembre 2025 ; de l’autre, un sondage commandé à YouGov révélant que 30 % des actifs souhaitent changer de travail.

Cette proportion atteint 46 % chez les 18-54 ans, tandis que 47 % des Français citent le manque d’opportunités professionnelles comme principal frein à leur épanouissement. Les résultats soulignent aussi une plus forte insatisfaction chez les femmes : 38 % d’entre elles, contre 28 % des hommes, estiment être en situation de surcharge de travail. L’épuisement professionnel apparaît comme la cause majeure de remise en question du parcours professionnel.

Le mal-être au travail, un moteur plus fréquent chez les femmes

Sans surprise, les femmes sont plus nombreuses à envisager un bilan de compétences en raison de leur mal-être professionnel (33 %, contre 24 % des hommes). Toutefois, la motivation principale reste identique pour les deux sexes : l’envie de changer de métier ou de secteur, citée par 40 % des femmes et 37 % des hommes.

Reconnaissance financière et clarification du projet professionnel

La troisième motivation évoquée concerne le manque de reconnaissance financière, mentionné par 30 % des femmes et 33 % des hommes. Elle devance le besoin de clarifier un projet professionnel, cité par 22 % des femmes et 26 % des hommes. Par ailleurs, 24 % des répondants, tous genres confondus, expliquent leur démarche par un retour à l’emploi ou une situation de reconversion en cours.

Des motivations qui varient fortement selon l’âge

L’analyse par tranche d’âge montre que la volonté de changer de métier ou de secteur constitue la motivation dominante pour entreprendre un bilan de compétences chez les 18-54 ans, avec des taux allant de 41 % à 46 %. Les plus de 55 ans se distinguent par une approche différente : ils privilégient d’abord les raisons financières (31 %), devant l’envie de se réorienter professionnellement (28 %).

Les plus jeunes sont également plus nombreux à évoquer la nécessité de clarifier leur projet professionnel : 33 % chez les 18-34 ans, 26 % chez les 35-44 ans, 17 % chez les 45-54 ans et 20 % chez les plus de 55 ans. Quant au mal-être au travail, il est cité par 30 % à 33 % des actifs jusqu’à 54 ans, avant de reculer à 24 % après cet âge.

Une forte intention de mobilité professionnelle en 2026

Enfin, trois actifs sur dix déclarent envisager un changement de travail en 2026. Cette proportion atteint au moins 45 % chez les moins de 55 ans, un chiffre à mettre en regard avec les attentes exprimées autour des bilans de compétences. Après 54 ans, et à mesure que se rapproche l’âge de la retraite, cette intention chute logiquement à 15 %.

SOURCE : AEFINFO

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