La Rochelle classée deuxième des villes de moins de 20 000 étudiants où il fait bon étudier

Le média L’Étudiant vient de publier son classement annuel des villes universitaires. La Rochelle s’y distingue en montant sur le podium, à la deuxième place, juste derrière Le Mans. Une progression notable pour la ville, qui occupait la quatrième position lors du précédent palmarès.
Cette reconnaissance s’appuie sur une analyse de critères précis, tels que le cadre de vie, l’offre de formation, l’accès au logement ou encore les services proposés aux étudiants. Dans la catégorie des villes de moins de 20 000 étudiants, La Rochelle gagne ainsi deux places et confirme son attractivité auprès du public étudiant.
Un cadre de vie apprécié par les étudiants
Sur le campus universitaire, cette distinction semble largement partagée. Anaëlle, étudiante en master Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation, souligne le caractère convivial de la ville. Selon elle, la taille humaine de La Rochelle facilite les rencontres et crée une atmosphère chaleureuse, renforcée par la proximité immédiate de la mer.
Virgile, inscrit en licence de biologie, met également en avant la forte présence étudiante et la centralisation du pôle universitaire, propices à une bonne ambiance au sein des promotions. Lorelei, qui suit le même cursus, se montre plus nuancée, évoquant notamment l’éloignement de certains lieux de restauration, tout en reconnaissant que l’ensemble reste satisfaisant.
Une ville fortement recommandée par les anciens étudiants
La popularité de La Rochelle auprès des étudiants ne date pas d’hier. Sébastien Mercier, directeur général du média L’Étudiant, rappelle que le classement s’appuie aussi sur les retours d’anciens étudiants, interrogés sur leur volonté de recommander leur ville d’études. Dans cette catégorie, La Rochelle arrive en tête avec un taux de recommandation supérieur à 96 %, un chiffre particulièrement élevé.
Cette excellente réputation place également La Rochelle en sixième position du classement général des villes universitaires toutes catégories confondues, quel que soit le nombre d’étudiants. À titre de comparaison, Poitiers figure à la vingt-huitième place du même palmarès.
Des fragilités persistantes, notamment sur la santé mentale
Malgré ces résultats très positifs, tout n’est pas parfait. L’accès aux soins psychologiques demeure un point de vigilance. Larbi Megzari, élu étudiant à la Commission de Formation et de Vie Universitaire, évoque des délais d’attente pouvant aller de deux à trois mois pour consulter un psychologue.
Face à cette situation, l’université tente de trouver un équilibre entre contraintes budgétaires et besoins croissants des étudiants. Des efforts sont engagés pour renforcer l’offre lorsque cela s’avère nécessaire, même si la demande reste forte.
Le logement, principal frein à l’attractivité
Autre difficulté majeure : l’accès au logement. Les loyers élevés constituent un véritable obstacle pour de nombreux étudiants. Axelle, étudiante en master marketing digital, explique payer 800 euros pour un appartement de 30 mètres carrés, un montant qu’elle juge particulièrement élevé. Elle souligne également la forte concurrence sur le marché locatif.
Marine, qui suit le même cursus en alternance hors de La Rochelle, confirme cette problématique. Cumuler deux loyers étant impossible pour elle, elle dépend de l’hébergement temporaire chez une amie lorsqu’elle doit être présente sur le campus rochelais.
Une pression immobilière liée à l’augmentation du nombre d’étudiants
Le nombre d’étudiants à La Rochelle a augmenté de 18 % en dix ans, contribuant à dynamiser le marché immobilier local. Depuis 2020, les effectifs se stabilisent autour de 14 400 étudiants, mais la pression sur le logement reste forte.
Vincent Demester, vice-président de l’agglomération de La Rochelle en charge de l’enseignement supérieur, alerte sur les risques liés à cette situation. Selon lui, certains jeunes pourraient renoncer à poursuivre des études en raison du coût du logement. L’enjeu n’est pas tant le manque de places que leur cherté, un levier sur lequel les collectivités doivent désormais agir pour préserver l’attractivité du territoire.

SOURCE : FRANCE 3

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