Le secteur des services à la personne veut encadrer l’usage de l’IA par la formation

La démocratisation de l’IA dans les services à la personne progresse mais reste fragile
Selon le 1er baromètre IA des services à la personne, réalisé par la FESP et l’organisme de formation sectoriel Amaltia et publié le 6 janvier 2026, l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans la filière, avec 62 % de structures utilisatrices. Cependant, elle reste encore peu intégrée dans les processus métiers. Si 97 % des répondants y voient une opportunité, l’usage demeure majoritairement individuel, révélant un déficit d’accompagnement et de formation structurée. La montée en compétences est identifiée comme le principal levier, devant les financements et la stratégie.
Un usage encore individuel malgré un fort intérêt
Le premier baromètre sur l’IA et le secteur des services à la personne indique que 62 % des entreprises utilisent l’IA, mais seulement 6,4 % disposent d’un budget dédié. Les partenaires soulignent que « la formation des équipes est indispensable pour réussir l’intégration de l’IA ». Pour 97 % des 296 dirigeants et professionnels interrogés, l’IA représente une opportunité pour leurs métiers, mais son usage reste majoritairement individuel (87 %). La technologie n’est intégrée que dans 15 % des structures, illustrant la difficulté à passer de l’expérimentation personnelle à une utilisation structurée dans les processus métier.
Seuls 7,1 % des sondés déclarent un niveau avancé de maîtrise, 28 % possèdent de bonnes connaissances, et 56,4 % disposent de compétences de base. Les dirigeants (196 sur 296 sondés) affichent le niveau le plus élevé et encouragent le plus l’usage interne de l’IA. « Les usages personnels corroborent cette montée en compétences. Les outils les plus utilisés sont ChatGPT, puis les solutions intégrées aux logiciels métier ou les outils de transcription », relève l’étude, confirmant que les pratiques individuelles accélèrent la culture IA.
Un outil qui améliore et uniformise les prestations
Selon les sondés, l’IA permet avant tout « l’amélioration de la qualité du livrable » (77 %), et favorise une standardisation positive qui réduit les écarts de pratiques au sein des équipes. Cette technologie agit également comme un « filet de sécurité organisationnel », limitant erreurs et oublis dans les évaluations, documents et décisions.
« Les attentes montrent que, si les structures identifient l’intérêt de l’IA, elles ont besoin d’être guidées pour transformer ce potentiel en mise en œuvre concrète », souligne le baromètre. La priorité est la formation et la sensibilisation des équipes, quel que soit le nombre de salariés. Les structures expérimentant déjà l’IA expriment le plus fortement ce besoin d’accompagnement, souhaitant passer à l’étape supérieure. Les dirigeants réclament en particulier des formations et un soutien au changement pour leurs équipes. Les sondés espèrent également des financements, des conseils stratégiques et l’identification de cas d’usage adaptés pour intégrer l’IA dans les processus métiers.

SOURCE : AEFINFO

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

L’IA bouleverse le marché du travail : les jeunes diplômés sont en première ligne en 2026

Service national : le gouvernement et l’armée française lancent une campagne de recrutement

