L’intelligence artificielle au cœur des investissements en r&d

En 2025, l’intelligence artificielle s’impose comme la priorité principale des investissements en recherche et développement pour les entreprises du numérique. Selon le baromètre du financement de l’innovation publié par Numeum, 86 % des entreprises du secteur placent désormais l’IA en tête de leurs priorités, contre 70 % en 2023.
Cette progression rapide illustre l’accélération des transformations technologiques au sein de la filière numérique. L’IA s’affirme comme un levier stratégique majeur, au cœur des enjeux de compétitivité et d’innovation des entreprises.
Dans le même temps, d’autres domaines historiquement prioritaires enregistrent un recul relatif. La cybersécurité reste importante, mais ne concerne plus que 45 % des entreprises en 2025, contre 52 % en 2024. Le cloud suit la même tendance, avec une baisse de 41 % à 31 % sur la même période.
Des obstacles financiers et réglementaires persistants
Malgré cet engouement, les entreprises doivent faire face à plusieurs freins qui ralentissent leurs investissements en recherche et développement. Le principal obstacle reste d’ordre financier : 63 % des entreprises déclarent manquer de ressources pour soutenir leurs projets.
Dans ce contexte, les dispositifs de soutien public jouent un rôle déterminant. Le crédit d’impôt recherche (CIR) demeure un levier essentiel, avec près de 50 % des entreprises indiquant qu’un quart de leurs effectifs en R & D en bénéficient ou y sont éligibles.
Le crédit d’impôt innovation est également mobilisé, mais de manière moins importante. En 2025, 42 % des PME y ont recours, soit une baisse de 16 points par rapport à l’année précédente, ce qui traduit une évolution dans les stratégies de financement.
Par ailleurs, la réglementation devient un enjeu de plus en plus structurant. Elle est citée comme un frein par 41 % des entreprises, contre 21 % en 2024. Cette progression s’explique notamment par la mise en place de nouvelles normes européennes, comme l’IA Act, qui encadre l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Un secteur dynamique mais sous tension
Pour Numeum, les résultats de ce baromètre mettent en évidence un paysage contrasté pour le numérique français. D’un côté, l’essor de l’intelligence artificielle témoigne d’une dynamique technologique forte. De l’autre, les entreprises doivent composer avec des contraintes financières et administratives de plus en plus complexes.
Cette situation crée un équilibre fragile entre innovation et capacité d’investissement. Le développement de l’IA, bien qu’essentiel, dépend étroitement des moyens dont disposent les acteurs du secteur.
Une adoption encore limitée par les salariés
Au-delà des enjeux d’investissement, une autre réalité apparaît : l’appropriation de l’intelligence artificielle par les salariés reste encore limitée en France. Selon une étude du cabinet PwC, 54 % des actifs déclarent ne jamais utiliser ces outils dans leur quotidien professionnel.
Seuls 7 % des salariés indiquent y avoir recours de manière quotidienne. Ce décalage entre les investissements réalisés par les entreprises et les usages effectifs des collaborateurs souligne un enjeu majeur : celui de l’accompagnement des transformations et de la montée en compétences.
Des perspectives conditionnées à la stabilité économique
Pour 2026, Numeum estime que l’avenir de la filière numérique dépendra de la capacité des entreprises à stabiliser leur trajectoire financière. L’optimisation des dispositifs de financement et la maîtrise des contraintes réglementaires apparaissent comme des leviers clés pour soutenir l’innovation.
Dans ce contexte, le développement de l’intelligence artificielle devrait se poursuivre, mais à condition de lever les freins actuels. L’enjeu sera donc de concilier ambition technologique, soutenabilité économique et adoption réelle par les utilisateurs.

SOURCE : lejournaldesentreprises.com

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