Nucléaire : un secteur en plein recrutement qui cherche de nouveaux profils

Le secteur du nucléaire prévoit de nombreux recrutements dans les années à venir. Selon l’Université des métiers du nucléaire, près de 100 000 postes pourraient être pourvus d’ici 2035. Pour faire connaître ces opportunités et attirer de nouveaux talents, l’organisme coorganise avec France Travail la Semaine des métiers du nucléaire, du 9 au 13 mars 2026.
Conférences, visites d’entreprises et sessions de recrutement sont ainsi proposées partout en France afin de mieux faire découvrir cette filière encore trop méconnue des étudiants et des demandeurs d’emploi.
Un secteur qui recrute sur tout le territoire
Le nucléaire est aujourd’hui l’un des secteurs industriels qui recrute le plus en France. Les besoins concernent aussi bien les grandes entreprises que les sous-traitants présents sur l’ensemble du territoire.
À la centrale nucléaire de Gravelines, près de Dunkerque, les recrutements sont réguliers. Chaque année, de nouveaux agents rejoignent les équipes pour assurer l’entretien et la maintenance des installations.
Thaïs, 22 ans, y travaille comme métallière depuis deux ans. Casque sur la tête, elle découpe et ajuste des pièces métalliques nécessaires aux installations industrielles. « On réalise beaucoup de réparations de garde-corps, d’échelles ou de passerelles. Une partie du travail se fait en atelier et ensuite on intervient directement sur le site », explique-t-elle.
Des métiers techniques qui attirent les jeunes
C’est en se renseignant sur internet que la jeune femme a découvert ce métier. À la recherche d’une profession manuelle qui lui corresponde, elle a finalement choisi de se former dans ce domaine.
« Je savais que j’aimais travailler avec mes mains et fabriquer des choses. Aujourd’hui, je suis vraiment épanouie dans ce métier », confie-t-elle.
À l’image de Thaïs, de nombreux jeunes rejoignent chaque année les équipes d’EDF et de ses sous-traitants. À Gravelines, la centrale prévoit par exemple le recrutement d’une cinquantaine de personnes en 2026.
Selon son directeur, Antoine Diot, les profils recherchés concernent principalement des métiers techniques. « Nous recherchons surtout des compétences en électricité, mécanique, chaudronnerie ou encore en soudure », précise-t-il.
Jusqu’à 100 000 recrutements d’ici 2035
Ce dynamisme dépasse largement les besoins d’une seule centrale. L’ensemble de la filière nucléaire devrait connaître une forte croissance dans les prochaines années.
L’Université des métiers du nucléaire estime ainsi que 100 000 recrutements seront nécessaires d’ici 2035. Les besoins concernent différents niveaux de qualification, allant des ouvriers spécialisés aux ingénieurs.
Anne Janvocivi, présidente de l’université, explique que cette dynamique est liée à plusieurs facteurs. D’une part, la prolongation de la durée de vie des centrales existantes nécessite des opérations de maintenance importantes. D’autre part, le programme de construction de nouveaux réacteurs EPR2 devrait également créer de nombreux emplois.
« Nous allons entrer dans une dynamique de 6 000 à 10 000 recrutements par an », précise-t-elle.
Des formations du lycée professionnel au bac +8
Pour répondre à ces besoins, la filière nucléaire s’appuie sur un réseau de 140 établissements de formation répartis sur tout le territoire. Ces parcours couvrent un large éventail de niveaux, du lycée professionnel jusqu’au bac +8.
Aujourd’hui, environ 4 000 apprenants sont déjà orientés vers les métiers du nucléaire grâce à ces formations spécialisées. À ces profils s’ajoutent les étudiants issus de formations techniques et scientifiques plus générales, qui peuvent ensuite se spécialiser dans ce secteur.
Des reconversions professionnelles encouragées
La filière mise également sur les reconversions professionnelles pour répondre aux besoins de recrutement. France Travail dispose notamment d’une cellule spécialisée dédiée aux métiers du nucléaire.
Son référent national, Michel Swieton, explique que de nombreux candidats peuvent venir d’autres secteurs industriels. Certains domaines en difficulté, comme l’automobile, disposent en effet de compétences techniques transférables vers le nucléaire.
« Nous faisons de la prospection dans nos bases de données pour identifier des profils susceptibles de correspondre aux besoins de la filière », explique-t-il.
Pour accompagner ces transitions professionnelles, plusieurs dispositifs sont proposés aux demandeurs d’emploi : immersions en entreprise, conférences d’information ou encore rencontres avec des recruteurs.
Une semaine pour faire découvrir les métiers du nucléaire
Afin de mieux faire connaître ces opportunités professionnelles, France Travail et l’Université des métiers du nucléaire organisent la Semaine des métiers du nucléaire du 9 au 13 mars.
Au total, près de 400 événements sont programmés dans toute la France. Ces rencontres permettent aux candidats de découvrir les métiers, d’échanger avec des professionnels et parfois même de participer à des sessions de recrutement.
L’objectif est clair : mieux faire connaître une filière stratégique pour l’avenir énergétique du pays et attirer de nouveaux talents vers des métiers encore trop peu connus.

SOURCE : FRANCE INFO

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