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ÉDUCATION
3
April 2026

Offwind, un master consacré à l’éolien flottant en pleine expansion

Cette formation lancée en septembre dernier a pour objectif de former des spécialistes de la conception, de l’installation et de l’exploitation des éoliennes flottantes. Elle pourrait accueillir jusqu’à une centaine d’étudiants d’ici la rentrée 2026-2027. Pour Luc Pastur, directeur du master, « les défis sont considérables pour les industriels ».

« L’éolien flottant soulève encore de nombreuses problématiques techniques que la filière ne maîtrise pas totalement, notamment concernant les systèmes d’ancrage, la stabilité des plateformes, le raccordement au réseau, le dimensionnement des sous-stations électriques, l’usure des pales ou encore la maintenance en mer », explique Luc Pastur, professeur associé à l’École nationale supérieure des techniques avancées (ENSTA). Il pilote à la fois le parcours Énergies en mer en troisième année du cycle ingénieur et le nouveau master Offwind (Offshore Wind Energy).

Le master, lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir » du plan France 2030, a été porté par l’Institut polytechnique de Paris et conçu conjointement par l’ENSTA et l’École nationale des ponts et chaussées. « Le socle académique repose sur la complémentarité entre l’École des ponts, experte en génie civil et portuaire, et l’ENSTA, reconnue pour son savoir-faire en génie maritime ».

Le besoin en experts, exprimé par l’État, implique également une forte implication des industriels dans la formation. Des acteurs comme Total Energies et Eiffage Métal financent stages et thèses, tandis qu’EDF Power Solutions ou Siemens Gamesa participent via des interventions ou des visites de sites. Les étudiants bénéficieront aussi d’équipements de pointe, notamment le nouveau bassin d’essais de Brest, ainsi que des infrastructures de l’Ifremer et d’EDF à Chatou.

Une formation entre région parisienne et Brest

Ouvert à la rentrée 2025-2026, le master Offwind se déroule en première année (M1) en région parisienne, soit sur le campus de l’ENSTA à Palaiseau, soit à l’École des ponts à Champs-sur-Marne. Cette première année est dédiée aux fondamentaux, notamment en génie mécanique, géotechnique et mécanique des fluides.

La deuxième année (M2) est dispensée à Brest, au plus près des enjeux maritimes et industriels du secteur.

Des conditions d’accès ouvertes et internationales

Les candidatures pour intégrer le M1 (50 places) passent par la plateforme MonMaster. La formation s’adresse principalement aux titulaires de licences en physique, mathématiques, mécanique ou sciences de l’ingénieur, ainsi qu’à certains diplômés de BUT avec une composante électrotechnique.

Accessible à l’international et majoritairement enseignée en anglais, elle est également ouverte aux élèves ingénieurs. Des modules de remise à niveau, notamment via des MOOC interactifs, sont en cours de développement.

Pour le M2, les candidatures se font via le portail de l’Institut polytechnique de Paris. Une cinquantaine de places sont disponibles, notamment pour les titulaires du M1 Offwind ou d’autres formations en ingénierie de l’énergie, mécanique ou génie électrique. Des passerelles existent également pour des profils plus techniques.

Une insertion professionnelle rapide et ciblée

Au cours de leur formation, les étudiants alternent enseignements théoriques et expériences en entreprise. Ils effectuent un stage de 2 à 3 mois en fin de première année, puis un stage de 4 à 6 mois en deuxième année.

À l’issue du cursus, les diplômés peuvent accéder rapidement à des postes en ingénierie, production, recherche et développement ou encore gestion de projets. L’objectif affiché est de former 250 diplômés en cinq ans pour répondre aux besoins croissants du secteur.

Des perspectives de poursuite en doctorat ou spécialisation

Les diplômés peuvent également poursuivre leur parcours via un mastère spécialisé en énergies marines renouvelables ou s’orienter vers un doctorat, notamment dans le cadre de thèses CIFRE réalisées en entreprise.

Ce parcours doctoral constitue un atout majeur, en permettant aux étudiants de travailler directement sur des problématiques industrielles, facilitant ainsi leur insertion professionnelle.

SOURCE : MeretMarine

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