Salaire, enfants, mobilité… Quelles sont les conditions de vie des enseignants ?

Les professeurs sont 77 % à déclarer vivre en couple, soit cinq points de plus que les autres cadres de la fonction publique d’État. Ce constat émane d’une note publiée le 10 février 2026 par la Depp, consacrée à l’analyse de leurs conditions de vie familiale. L’étude met également en évidence une proportion plus élevée d’enfants à charge chez les enseignants. En revanche, leur niveau de vie apparaît globalement inférieur à celui des autres cadres de la fonction publique d’État, notamment en raison d’une rémunération moins élevée : seuls 33 % perçoivent plus de 35 000 euros nets par an, contre 51 % des autres agents de catégorie A. Par ailleurs, un enseignant sur deux n’a jamais changé de département au cours de sa carrière.
La Depp s’est ainsi interrogée : les enseignants, dont la profession peut parfois permettre une meilleure articulation entre vie personnelle et vie professionnelle, présentent-ils un profil distinct de celui des autres cadres de la fonction publique d’État ? La réponse apportée par la note d’analyse publiée le 10 février 2026 est affirmative.
77 % des enseignants vivent en couple, dont 18 % avec un autre enseignant
Premier axe examiné : la situation familiale. Les enseignants vivent plus fréquemment en couple que les autres cadres de la fonction publique d’État. Ils sont 77 % dans ce cas, contre 72 % parmi les autres cadres. Parmi eux, 18 % partagent leur vie avec un autre enseignant.
Autre spécificité marquante : les enseignants sont plus nombreux à avoir des enfants à charge. Deux tiers d’entre eux déclarent en avoir au moins un, contre seulement la moitié des autres cadres de la fonction publique d’État. Cette situation a des conséquences directes sur les parcours professionnels. Les interruptions de carrière pour s’occuper des enfants sont plus fréquentes : 15 % des enseignants y ont eu recours, contre 10 % des autres cadres. De même, 38 % des enseignants ont choisi de travailler à temps partiel à un moment donné de leur carrière, contre 29 % chez les autres cadres.
Si 36 % des enseignants n’ont pas d’enfants à charge, 12 % vivent au sein d’une famille nombreuse, c’est-à-dire avec trois enfants ou plus à charge. Parmi ces enseignants, certaines caractéristiques se distinguent : 19 % exercent dans le privé sous contrat, contre 16 % pour l’ensemble des enseignants. Par ailleurs, les femmes concernées enseignent plus souvent dans le premier degré, à hauteur de 57 %, contre 53 % pour l’ensemble de leurs collègues.
Sur le plan économique, les enseignants ayant une famille nombreuse disposent d’un niveau de vie plus faible que la moyenne de la profession. Ainsi, 34 % d’entre eux présentent un niveau de vie inférieur, contre 24 % en moyenne pour l’ensemble des enseignants.
Les enseignants ont un niveau de vie globalement inférieur à celui des autres cadres de la FPE
Le deuxième volet de l’étude porte sur la rémunération, un sujet central dans les débats relatifs à l’attractivité du métier. D’après les données analysées par la Depp, le niveau de vie des enseignants demeure globalement en deçà de celui des autres cadres de la fonction publique d’État. Cette situation s’explique notamment par un salaire moyen inférieur à celui des autres agents de catégorie A.
Les rémunérations des enseignants apparaissent également plus homogènes. Quatre enseignants sur dix perçoivent un revenu annuel net compris entre 25 000 et 34 000 euros, contre seulement deux sur dix parmi les autres cadres. À l’inverse, seuls 33 % des enseignants gagnent plus de 35 000 euros par an, contre 51 % des autres cadres de la fonction publique d’État.
En conséquence, les enseignants vivent plus souvent dans des ménages dont le niveau de vie est inférieur à celui des autres cadres. La moitié d’entre eux disposent d’un niveau de vie annuel inférieur à 29 640 euros, tandis que cette proportion ne concerne qu’un tiers des autres cadres.
La moitié des enseignants n’ont connu aucun changement de département
Dernier point marquant de l’analyse : la mobilité géographique. Les enseignants ont légèrement moins souvent connu de mobilité depuis leur entrée dans la fonction publique que les autres agents de catégorie A.
Ainsi, 50 % des enseignants n’ont jamais changé de département au cours de leur carrière, contre 53 % des autres cadres. 23 % ont connu un seul changement, une proportion identique à celle observée chez les autres cadres. Enfin, 27 % ont changé de département au moins deux fois, contre 24 % pour les autres agents de catégorie A.
La Depp souligne que les mobilités des enseignants sont plus fréquemment liées au suivi du conjoint. Cette tendance serait notamment influencée par le barème de mobilité, qui favorise les regroupements familiaux. Parmi les enseignantes ayant changé de département, 49 % indiquent qu’au moins une de ces mobilités était motivée par le suivi du conjoint, contre 36 % des hommes, soit un écart de 13 points.

SOURCE : aefinfo.fr

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