Service national : le gouvernement et l’armée française lancent une campagne de recrutement

Le gouvernement et l’état-major de l’armée française lancent une vaste campagne de recrutement destinée à attirer plusieurs milliers de jeunes volontaires dans le cadre d’un nouveau « service national ». Annoncée le 27 novembre par Emmanuel Macron, cette initiative vise à répondre aux besoins opérationnels des armées dans un contexte international marqué par des risques accrus de conflit.
Ce nouveau dispositif, présenté comme « purement militaire », prévoit un engagement exclusivement sur le territoire national. Il s’inscrit dans une logique de renforcement des effectifs et de préparation des forces armées face aux enjeux stratégiques actuels.
Une campagne officielle portée par l’état-major des armées
La campagne de recrutement est officiellement lancée lors d’une conférence de presse organisée à Paris, en présence de la ministre des armées Catherine Vautrin. Elle est entourée des plus hauts responsables militaires, dont le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, ainsi que les chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la marine nationale et de l’armée de l’air et de l’espace.
L’objectif affiché est clair : structurer une montée en puissance progressive de ce nouveau service afin de renforcer les capacités humaines des forces armées françaises.
Un service militaire de dix mois sur le territoire national
Le nouveau service national repose sur un engagement volontaire de dix mois. Les recrues débuteront par un mois de formation militaire initiale, avant d’intégrer l’une des armées pour une durée de neuf mois. Les premières sélections débutent dès ce mois-ci.
Contraintes budgétaires obligent, le dispositif sera déployé progressivement. La première année, 3 000 jeunes seront recrutés. L’objectif est d’atteindre 10 000 volontaires par an à l’horizon 2030, puis 42 500 en 2035. En cumulant ce dispositif avec le service militaire volontaire (SMV) et le service militaire adapté (SMA), qui continueront d’exister pour leurs missions d’insertion professionnelle, le total pourrait atteindre 50 000 jeunes engagés chaque année.
Des profils ciblés et une rémunération attractive
Les volontaires seront majoritairement des jeunes femmes et hommes âgés de 18 à 19 ans, représentant environ 80 % des effectifs. Pour eux, ce service fera office d’année de césure avant les études supérieures et sera valorisé dans Parcoursup.
Les autres volontaires, âgés jusqu’à 25 ans, seront recrutés sur des profils spécialisés, notamment des ingénieurs, infirmiers ou traducteurs. Tous bénéficieront d’une rémunération minimale de 800 euros par mois, ainsi que d’une prise en charge complète incluant le logement, la nourriture et l’équipement, selon les précisions de l’Élysée.
La fin actée du service national universel
Le lancement de ce nouveau service marque également l’abandon du service national universel (SNU). Porté par Emmanuel Macron dès la campagne présidentielle de 2017 au nom de la cohésion nationale, le SNU, lancé en 2019 et destiné aux jeunes de 15 à 17 ans, n’a jamais pu être généralisé.
L’Élysée reconnaît aujourd’hui que ce dispositif n’est plus adapté au contexte stratégique actuel, profondément transformé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Le nouveau service national militaire s’inscrit ainsi dans une logique plus opérationnelle, directement tournée vers les besoins des armées françaises.

SOURCE : LE MONDE

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