Stages de seconde : ce que les employeurs ont l'obligation de respecter

Ils débarquent lundi dans les entreprises, les associations et les services publics : les 560 000 élèves de seconde, tenus d'effectuer un stage obligatoire de deux semaines pour découvrir le monde professionnel. Après plusieurs accidents tragiques de collégiens et de lycéens ces dernières années, retour sur les obligations de sécurité qui pèsent sur les employeurs. En avril dernier, Calvin, 15 ans, est mort écrasé par le chariot élévateur qu'il conduisait. Élève de seconde professionnelle, il effectuait depuis quelques jours un stage chez un fabricant de matériaux. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte. Elle devra établir dans quelles circonstances l'adolescent s'est retrouvé aux commandes de cet engin, alors que cela n'aurait jamais dû se produire.
La conduite de véhicules motorisés ou d'engins de manutention est formellement proscrite pour les collégiens et les lycéens en stage d'observation, qu'ils soient mineurs ou majeurs. C'est ce que rappelle François Hubert, du cabinet Voltaire Avocats. Et la liste des interdictions ne s'arrête pas là.
Les élèves ne doivent pas être exposés à des produits chimiques ni à des agents biologiques dangereux. On ne les conduit donc pas sur un chantier de désamiantage, ni dans un centre de tri des déchets. Sont également bannies les situations en hauteur, où ils risqueraient de chuter. Pas question, donc, de les faire grimper sur une échelle ou un escabeau.
Durée et horaires de travail encadrés
Le travail de nuit est totalement interdit, soit entre 20 h et 6 h du matin pour les moins de 18 ans. Une précision utile en cas de stage chez un boulanger ou, pourquoi pas, à la radio, où les présentateurs de la matinale se lèvent à 2 h du matin.
Un jeune stagiaire de seconde peut rester au maximum 35 heures par semaine dans son entreprise d'accueil. Et jamais plus de 7 heures par jour pour les moins de 16 ans, ajoute Me François Hubert.
Attention à l'alcool en cas de pots d'entreprise
Le mois de juin, c'est un peu la saison des pots informels avant le coup d'envoi des grandes vacances. Parfois, ils se tiennent à l'heure du déjeuner. Mieux vaut prévenir vos stagiaires qu'ils n'ont pas le droit de toucher aux boissons alcoolisées susceptibles de trôner sur la table. Le Code du travail n'en autorise que quatre : le vin, la bière, le cidre et le poiré.
Dans tous les cas, il est bon de garder à l'esprit qu'un élève de seconde ignore aussi bien les règles que les risques lorsqu'il arrive en milieu professionnel. C'est à l'employeur de prendre toutes les mesures de prévention et de protection, et de l'encadrer comme il se doit.

SOURCE : franceinfo.fr

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