Trois candidats en master sur quatre ont eu leur bac avec mention

Depuis le 3 juin 2026 et jusqu'au 16, les titulaires d'un bac + 3 sélectionnent le master dans lequel ils poursuivront leur cursus. Redoublement, passage par un BUT ou une classe prépa, voire réorientation : l'analyse de la campagne 2025 révèle que les trajectoires non linéaires sont courantes. Elle permet aussi de dresser le profil type des candidats.
La phase principale d'admission en master bat son plein. Lancée le 3 juin 2026, elle s'achèvera le 16 (les premières réponses ont été communiquées le 12 pour les formations en apprentissage). Et le bilan de la campagne précédente vient tout juste de paraître. L'occasion de cerner qui sont les candidats de ces cursus universitaires – ils étaient 258 300 en 2025.
Peu de parcours directs
Premier enseignement de cette étude du ministère de l'Enseignement supérieur : un quart seulement des candidats de la plateforme Mon Master sont issus d'une licence bouclée en trois ans, juste après le bac. C'est le schéma le plus répandu, mais nombreux sont ceux qui s'écartent de ce parcours direct.
7 % ont décroché leur licence en quatre ans, 5 % proviennent d'un BUT. 3 % sont passés par une classe préparatoire (CPGE), le plus souvent littéraire. La poursuite d'études à l'université demeure assez naturelle dans les domaines des lettres et des langues ou des sciences humaines et sociales. Elle se fait plus rare chez les étudiants en CPGE scientifique ou économique, qui se tournent plus volontiers vers une école d'ingénieurs ou de management.
Parmi les postulants en master figurent également 7 % de candidats qui étaient déjà en master l'année de leur candidature. Certains se réorientent, d'autres cherchent à enrichir leur formation par un second master.
Le bac avec mention
Deux tiers des candidats 2025 de la plateforme Mon Master sont titulaires d'un bac général. 9 % avaient passé un baccalauréat technologique et 2 % un bac professionnel. À souligner aussi : trois postulants sur quatre ont obtenu leur bac avec mention.
Des filières perméables
Le message peut s'adresser à ceux qui finalisent leur choix d'orientation post-bac sur Parcoursup : les changements de filière en cours d'études sont possibles, et fréquents. Ainsi, 73 % des étudiants en lettres, langues et arts déposent au moins un vœu dans cette discipline en master, mais 13 % candidatent aussi en sciences humaines et sociales, 11 % en droit et sciences politiques, 10 % en économie et gestion… Idem pour les étudiants en sciences : 12 % postulent en économie et 18 % en sciences humaines.
Un étudiant sur trois déménage
Enfin, cette analyse montre que les étudiants n'hésitent pas à formuler des vœux loin de leur établissement d'origine : 59 % visent un master situé à plus de 100 km de leur formation initiale. Ils acceptent toutefois en priorité (50 %) ceux implantés à moins de 5 km. Résultat, en 2025, seul un tiers d'entre eux ont finalement intégré un établissement à plus de 100 km, synonyme de déménagement.

SOURCE : ouest-france.fr

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