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ÉDUCATION
9
June 2026

Un projet d’arrêté détaille les modalités du futur concours général des collèges

Les enseignants des matières concernées seront chargés de proposer au chef d’établissement les candidatures des élèves de 3e souhaitant participer au futur « concours général des collèges », selon un projet d’arrêté consulté par AEF info. Ce texte, qui doit être examiné lors du Conseil supérieur de l’éducation du 11 juin 2026, précise notamment que le nombre de candidats inscrits par établissement ne pourra pas dépasser 10 % des effectifs de 3e, toutes épreuves confondues. L’organisation pratique ainsi que la surveillance des épreuves seront assurées par les rectorats.

Les contours du nouveau concours général des collèges, annoncé au printemps dernier par Édouard Geffray, se dessinent progressivement. Un projet d’arrêté fixant les modalités d’organisation du dispositif doit en effet être présenté au Conseil supérieur de l’éducation le 11 juin prochain.

Contesté par une intersyndicale qui considère ce concours comme « le symbole d’une forme d’élitisme et d’entre-soi » et qui a refusé de participer aux discussions préparatoires, ce nouveau dispositif vise néanmoins à créer une dynamique d’émulation au sein des établissements, selon les objectifs affichés par Édouard Geffray lors de son annonce en avril.

Le projet d’arrêté, consulté par AEF info, prévoit une mise en œuvre dès la rentrée scolaire 2026-2027.

Quels élèves pourront participer au concours ?

Le concours est destiné aux élèves de classe de 3e inscrits :

  • dans les établissements publics ou privés sous contrat ;
  • dans les établissements français homologués à l’étranger ;
  • au Cned pour les élèves soumis à l’instruction obligatoire et ne pouvant être scolarisés totalement ou partiellement dans un établissement classique ;
  • dans les unités d’enseignement relevant des établissements et services médico-sociaux ;
  • dans les lycées franco-allemands.

Dans les collèges volontaires, les professeurs des disciplines concernées proposeront les candidatures au chef d’établissement, qui validera ensuite la liste des participants. Chaque élève ne pourra s’inscrire qu’à une seule des cinq épreuves nationales individuelles proposées : « mathématiques et sciences », « français et culture générale », « histoire-géographie », « arts plastiques » ou encore « informatique et numérique ».

Le nombre total de candidats présentés par un même établissement sera limité à 10 % des élèves de 3e. Par ailleurs, les inscriptions devront respecter un principe de parité entre les filles et les garçons pour chaque épreuve, à l’exception des établissements non mixtes.

Une organisation et une surveillance confiées aux rectorats

Les sujets des différentes épreuves seront définis par le ministère de l’Éducation nationale. Chaque épreuve, individuelle, aura une durée de deux heures trente.

L’organisation matérielle ainsi que la surveillance des examens relèveront des recteurs d’académie. Les copies pourront également donner lieu à l’attribution de distinctions ou récompenses décernées au niveau académique.

Si plusieurs organisations syndicales parmi lesquelles le Snes-FSU, le Snep-FSU, le Snuep-FSU, le SE-Unsa, la CFDT EFRP, la CGT Éduc’action et SUD Éducation  ont choisi de boycotter la concertation, le Snalc a également fait part de ses réserves lors d’un échange avec le ministère de l’Éducation nationale le 13 mai dernier.

Le syndicat rappelle notamment que la classe de 3e est déjà marquée par de nombreux dispositifs et échéances, tels que les brevets blancs, le stage de découverte professionnelle, les démarches d’orientation, les oraux blancs du brevet, l’épreuve orale officielle ou encore les évaluations PIX. Dans ce contexte, il s’interroge sur la nécessité d’ajouter un nouveau concours au calendrier des élèves.

Le Snalc souligne également les interrogations liées à l’organisation pratique du dispositif. Bien que les épreuves soient prévues sur le temps scolaire, certains chefs d’établissement pourraient solliciter des enseignants en dehors de leurs heures de cours pour assurer la surveillance. Le syndicat s’interroge également sur les conditions de préparation du concours ainsi que sur la correction des copies et demande qu’une note de service garantisse la rémunération de l’ensemble des missions supplémentaires engendrées par ce nouveau dispositif.

SOURCE : AEFINFO

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