Violences sexuelles : 10 millions d’élèves interrogés dès la rentrée

Le ministère de l’Éducation nationale va intégrer des questions consacrées aux violences sexistes et sexuelles dans le questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire. Anonyme dans un premier temps, ce dispositif concernera 10 millions d’élèves, de la grande section de maternelle à la terminale. Les jeunes qui le souhaitent pourront laisser leur identité afin d’être accompagnés par un adulte de confiance.
Le ministère de l’Éducation nationale souhaite mieux identifier les situations de violences subies par les enfants et les adolescents. Des questions sur les violences sexistes et sexuelles seront ainsi ajoutées au questionnaire annuel consacré au harcèlement scolaire, a annoncé lundi 24 août le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray.
De la grande section de maternelle jusqu’à la terminale, environ 10 millions d’élèves seront concernés par ce dispositif. Ils pourront être interrogés sur les violences qu’ils ont éventuellement subies. Le ministre rappelle qu’en France, un enfant sur dix serait victime de violences sexuelles.
Un questionnaire anonyme avec la possibilité de demander de l’aide
Le questionnaire restera dans un premier temps anonyme afin de permettre aux élèves de répondre librement.
Ceux qui souhaitent toutefois évoquer leur situation avec un adulte pourront indiquer leur nom. Ils auront ainsi la possibilité de demander à rencontrer une personne de confiance capable de les écouter et de les accompagner.
Le contenu précis du questionnaire doit encore être élaboré. Le ministère prévoit d’associer à ce travail des personnels de l’Éducation nationale, des associations de parents d’élèves ainsi qu’un comité d’experts comprenant notamment des pédopsychiatres.
L’objectif est notamment d’adapter les questions à l’âge des enfants, puisque le dispositif concernera aussi bien les élèves de maternelle que ceux du lycée.
Des résultats potentiellement « sismiques »
Édouard Geffray s’attend à ce que les résultats du questionnaire révèlent un nombre important de situations de violences.
Le ministre estime même qu’ils pourraient être « sismiques », compte tenu de l’ampleur du phénomène. Il rappelle que l’Éducation nationale occupe déjà une place majeure dans le signalement des violences commises sur des mineurs.
Sur l’année précédente, environ 88 000 informations préoccupantes auraient ainsi été transmises pour des situations liées notamment à des violences sexuelles ou à des défaillances parentales.
L’intégration de ces nouvelles questions au questionnaire annuel doit donc permettre de repérer davantage de situations qui restent aujourd’hui inconnues des établissements ou des services compétents.
Plusieurs affaires de violences révélées récemment
Cette annonce intervient également après plusieurs affaires de violences sexuelles révélées ces derniers mois.
À l’automne 2025, plusieurs scandales concernant le secteur périscolaire parisien avaient notamment été rendus publics. Des dizaines d’animateurs avaient alors été suspendus, notamment après des accusations d’agressions sexuelles.
D’autres situations comparables ont également été signalées dans différentes régions françaises.
Avec ce nouveau questionnaire, le ministère souhaite donc faciliter la libération de la parole des élèves et leur permettre de signaler plus facilement des violences, tout en leur donnant la possibilité d’être orientés vers un adulte de confiance lorsqu’ils souhaitent être accompagnés.

SOURCE : rtl.fr

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Collèges et lycées : le GEO change de règles quand ce sont les parents qui interrogent l'IA

Classement de Shanghai : l’USMB distinguée pour la neuvième année

