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ÉDUCATION
8
April 2025

Agriculture : les MFR ont un rôle essentiel à jouer

La loi d'orientation agricole promulguée le 25 février 2025 vise à augmenter de 30 % le nombre d'apprenants dans les formations de l'enseignement agricole. L'Union nationale des MFR, qui a adopté son nouveau projet 2025-2037 lors de son congrès national les 4 et 5 avril 2025 à Dijon, s'est engagée à former 1 200 jeunes de plus chaque année pendant 12 ans. "Mais nous sommes un peu les derniers de la classe en termes de financement", alerte Dominique Ravon, président de l'Union, appelant l'État à soutenir les MFR dont "les équilibres budgétaires sont fragiles".

Objectif : augmenter de 30 % les effectifs d'apprenants

La loi d'orientation agricole, promulguée le 25 février 2025, a pour objectif d'augmenter de 30 % par rapport à 2022 le nombre d'apprenants dans les formations de l'enseignement agricole technique. Ce projet est considéré comme une nécessité pour renouveler les générations dans une filière qui compte aujourd'hui 350 000 actifs, souligne Annie Genevard, ministre de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, lors du congrès national des MFR à Dijon les 4 et 5 avril 2025.

Les MFR, un acteur clé de la formation agricole

Les MFR, qui forment jusqu'à un tiers des effectifs dans les filières agricoles et agroalimentaires en Bourgogne-Franche-Comté, ont un rôle essentiel à jouer, souligne la ministre. Elles ont d'ores et déjà entamé cette évolution avec une hausse de 1 200 élèves en formation initiale et de 400 apprentis, tout en maintenant le nombre d'adultes en reconversion professionnelle.

Former 1 200 jeunes supplémentaires chaque année

Le président de l'Union nationale des MFR, Dominique Ravon, annonce que l'objectif du projet des MFR 2025-2037 est d'ajouter 1 200 jeunes de plus chaque année dans les 12 ans à venir. "Nous avons entamé cette évolution dès la rentrée dernière", dit-il, pour renforcer l'impact des MFR sur l'enseignement agricole.

La sensibilisation et l'attractivité comme leviers clés

Pour soutenir cet objectif, la ministre met en avant deux leviers principaux : la sensibilisation et l'attractivité. Un plan de sensibilisation sera déployé du primaire au lycée pour faire connaître dès le plus jeune âge la diversité et la qualité des carrières agricoles. La création d'un bachelor agro dans les MFR vise également à renforcer l'attractivité de ces formations et à les rendre plus accessibles.

Des bachelors en MFR pour diversifier la formation

Le président de l'Union des MFR souligne la création de bachelors agro en partenariat avec l'enseignement supérieur. Ces formations visent à devenir des niveaux de référence dans les métiers de l'agriculture et de l'agroalimentaire. Plusieurs MFR, en collaboration avec l'Institut Agro, ont déjà proposé cette formation pour répondre aux besoins croissants de professionnels dans ce secteur.

Le financement reste un point de tension

Cependant, Dominique Ravon s'inquiète des financements nécessaires pour soutenir cette croissance. Bien que des ajustements aient été réalisés dans le projet de loi de finances, un amendement visant à augmenter l'enveloppe pour les MFR n'a pas été retenu par la commission mixte paritaire, ce qui laisse des incertitudes sur les financements à venir.

Les équilibres budgétaires fragiles selon Dominique Ravon

Ravon rappelle que "les équilibres budgétaires sont fragiles", et que malgré les efforts pour augmenter le nombre d'élèves, les MFR continuent de fonctionner avec des moyens limités. "Nous travaillons à moindre coût et nous nous privons des investissements nécessaires", ajoute-t-il.

Un appel à l'État et aux collectivités territoriales

Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, rejoint cet appel, soulignant qu'une augmentation d'un tiers des effectifs nécessitera des moyens importants, tant pour l'enseignement public que privé. Elle précise que cette question relève à la fois de l'État et des collectivités territoriales.

Apprentissage et formation initiale : deux voies complémentaires

La ministre de l'Agriculture assure que la formation par apprentissage et la formation initiale ne s'opposent pas, mais sont au contraire complémentaires. "L'important, c'est que les établissements, qu'ils soient MFR ou lycées, puissent continuer à assumer leur tâche", précise-t-elle.

SOURCE : AEFINFO

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