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ÉDUCATION
25
August 2026

Classement de Shanghai 2026 : les universités françaises saluent leurs résultats malgré les critiques

La publication du classement de Shanghai 2026 a suscité de nombreuses réactions au sein des établissements français d’enseignement supérieur. Si plusieurs universités se félicitent de leurs performances ou de leur stabilité, d’autres rappellent les limites méthodologiques de ce palmarès mondial. Avec 27 établissements classés parmi les 1 000 meilleures universités du monde, la France conserve son niveau de représentation, tandis que Paris-Saclay reste la première université française avec une 13e place mondiale.

Paris-Saclay confirme son statut de leader français

Classée 13e au niveau mondial, l’université Paris-Saclay conserve sa position de meilleure université française et de l’Union européenne. Son président, Camille Galap, voit dans ce résultat une reconnaissance internationale de la qualité des travaux de recherche menés par l’établissement.

Tout en rappelant que le classement ne constitue pas un objectif en soi, il estime qu’il reflète la dynamique scientifique de l’université. Il souligne également que cette performance repose sur des investissements qu’il juge indispensables pour préserver l’excellence de la recherche et de l’innovation françaises.

PSL mise sur la stabilité de son modèle

L’université PSL progresse d’une place et atteint la 33e position mondiale. Son président, El Mouhoub Mouhoud, met en avant la stabilité de l’établissement dans le Top 35 mondial et la qualité de sa politique scientifique.

Il rappelle toutefois que le classement de Shanghai présente plusieurs biais, notamment parce qu’il ne valorise pas certaines disciplines comme les arts ou l’architecture, pourtant au cœur du modèle de PSL.

Sorbonne Université dénonce les limites du classement

Sorbonne Université enregistre l’un des principaux reculs de cette édition en passant de la 43e à la 55e place mondiale. Sa présidente, Nathalie Drach-Temam, appelle à dépasser la simple lecture des gains ou pertes de rangs.

Selon elle, le classement reste largement centré sur les sciences exactes et médicales et manque de transparence dans ses méthodes de calcul. Elle explique également que la baisse de deux indicateurs, liés aux publications scientifiques et aux distinctions académiques, a fortement pénalisé l’établissement cette année.

Paris Cité appelle à poursuivre les investissements

Classée 57e mondiale, l’université Paris Cité gagne trois places par rapport à 2025. Son président, Édouard Kaminski, voit dans cette progression la confirmation de la solidité du modèle interdisciplinaire de l’établissement.

Il rappelle également que ces résultats sont liés aux politiques d’investissement engagées depuis plusieurs années dans la recherche française. Face aux contraintes budgétaires actuelles, il estime indispensable de maintenir le soutien financier aux universités afin de préserver leur compétitivité internationale.

Plusieurs universités saluent leur progression ou leur stabilité

De nombreux établissements ont profité de la publication du classement pour mettre en avant la qualité de leurs travaux de recherche.

L’université de Strasbourg se réjouit de conserver sa cinquième place nationale tout en rappelant que le classement ne prend pas en compte les sciences humaines, la réussite étudiante ou l’insertion professionnelle.

L’université Grenoble Alpes souligne que l’excellence scientifique doit avant tout servir à répondre aux grands défis de société, tandis que l’université de Montpellier considère que sa stabilité confirme la pertinence de sa stratégie fondée sur l’innovation et l’ouverture internationale.

L’Institut polytechnique de Paris met en avant sa progression continue et rappelle les récentes distinctions internationales obtenues par plusieurs de ses chercheurs, notamment un prix Nobel de physique et une médaille Fields.

D’autres établissements relativisent leur position

Certaines universités préfèrent rappeler que le classement de Shanghai ne résume pas la qualité globale d’un établissement.

L’université de Lorraine, qui recule cette année, estime qu’un classement doit être analysé avec recul et souligne son choix de privilégier des données ouvertes et transparentes plutôt que des bases commerciales.

L’université de Rennes se félicite de rester dans le Top 500 mondial, tandis que l’université Bourgogne Europe considère que sa présence dans les 5 % des meilleures universités mondiales confirme la solidité de sa stratégie scientifique.

L’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines rappelle de son côté que, malgré les limites du classement, celui-ci témoigne du rayonnement international de sa recherche. Enfin, les universités Picardie Jules-Verne et Savoie Mont Blanc mettent respectivement en avant leur progression et leur maintien parmi les établissements français présents dans le classement mondial.

Un classement toujours influent mais régulièrement contesté

Si le classement de Shanghai demeure une référence internationale largement commentée chaque année, les réactions des universités françaises montrent qu’il continue de susciter des débats. Beaucoup saluent la visibilité qu’il offre à la recherche française, tout en regrettant qu’il ne reflète qu’une partie de la réalité des missions des universités.

Les établissements rappellent notamment que des critères essentiels, comme la qualité de l’enseignement, la réussite des étudiants, les sciences humaines ou encore l’insertion professionnelle, restent absents de cette évaluation mondiale.

SOURCE : AEF INFO

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