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ÉDUCATION
19
September 2024

Dans cette université du Val-de-Marne, les étudiantes disposent désormais de congés menstruels

L’Université Paris-Est Créteil (UPEC) dans le Val-de-Marne introduit des congés menstruels pour les étudiantes souffrant de règles douloureuses. Elles auront droit à douze jours d’absence justifiée par an, avec un maximum de deux jours par mois.

Une avancée significative pour les étudiantes

Cette mesure marque une avancée importante dans les universités. Dès la rentrée 2024, les étudiantes souffrant de dysménorrhées, les douleurs liées aux règles, pourront bénéficier de ces congés. Les associations étudiantes, qui ont milité pour cette initiative, accueillent cette décision comme une « avancée significative ». Andréa Gaucher, vice-présidente étudiante de l’UPEC, se réjouit de cette réalisation : « Nous avons fait en sorte que ce sujet devienne une priorité. En une année, nous avons réussi à construire un cadre légal pour la mettre en place. »

Un groupe de travail dédié à l’instauration de la mesure

Un groupe de travail, composé d’un médecin généraliste, d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de membres du personnel administratif, s’est réuni tout au long de l’année précédente pour définir les modalités de cette mesure. À partir de ce mois-ci, les menstruations douloureuses seront considérées comme un motif d’absence justifiable, à condition de présenter une attestation médicale annuelle.

Objectifs et perspectives de la mesure

L’objectif de cette mesure est de sortir les règles de leur invisibilité sociale, de réduire les inégalités, d’améliorer le suivi des pathologies menstruelles telles que l’endométriose et de favoriser le bien-être des étudiantes. L’UPEC devient ainsi la première institution du Val-de-Marne à adopter cette mesure. Andréa Gaucher espère également « faire évoluer » cette initiative et l’étendre à d’autres catégories, comme la prise en compte de la ménopause chez les enseignantes.

Composée de 40 000 étudiants, dont 65 % sont des femmes, l’UPEC s’engage à « lutter contre les inégalités de genre ». En 2020, elle avait déjà été pionnière en Île-de-France en installant des distributeurs de protections périodiques gratuites. Andréa Gaucher souligne : « Les menstruations ont toujours été un sujet tabou. Nous sommes toutes passées par là, de 15 à 50 ans, mais nous étions souvent seules face à ce sujet. »

SOURCE : ACTU.FR

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