Le CPF, levier clé pour la formation des cadres seniors

Un accès à la formation encore limité mais stratégique
Selon le portrait statistique publié le 5 février 2026 par Apec et France Travail, 21 % des cadres seniors inscrits au chômage ont suivi une formation en 2024.
Au total, 24 150 cadres de plus de 49 ans ont engagé un parcours de développement des compétences au cours de l’année. La durée moyenne de ces formations s’établit à 199 heures, soit un volume inférieur à celui observé chez les demandeurs d’emploi non cadres du même âge (280 heures).
L’étude souligne que cette tendance s’accentue avec l’avancée en âge. La durée moyenne descend à 183 heures pour les 55 ans et plus, puis à 144 heures pour les 60 ans et plus.
Des formations orientées vers l’emploi et les langues
Des choix qui évoluent avec l’âge
Parmi les domaines de formation les plus suivis figurent les parcours de préparation, d’accompagnement et d’orientation vers l’emploi (14 % des bénéficiaires). Viennent ensuite les formations en langues (13 %), le secteur des transports (10 %), la gestion des organisations (9 %) ainsi que l’informatique.
L’apprentissage des langues progresse particulièrement avec l’âge. Il concerne 15 % des cadres de 55 ans et plus et atteint 23 % chez les 60 ans et plus. Cette évolution témoigne d’une volonté d’adaptation accrue, notamment dans un contexte professionnel de plus en plus internationalisé.
45 % de parcours certifiants
Une priorité donnée à la reconnaissance officielle
L’objectif principal des cadres seniors engagés dans une formation reste l’obtention d’une certification. Ils sont 45 % à viser un parcours certifiant, contre 41 % des demandeurs d’emploi non cadres de plus de 49 ans.
Pour 21 %, il s’agit d’un perfectionnement ou d’un élargissement des compétences, une proportion supérieure à celle des seniors non cadres (13 %). Les parcours de remise à niveau représentent 15 % des formations suivies, contre 26 % chez les non cadres.
Les cursus de professionnalisation concernent 8 % des bénéficiaires, tandis que 6 % suivent une formation en vue de créer leur entreprise. Enfin, 5 % optent pour une adaptation à un poste de travail, notamment via les dispositifs AFPR-POE.
Le CPF, principal mode de financement
Un recours plus autonome que chez les non cadres
Le Compte personnel de formation constitue la principale source de financement pour les cadres seniors. En effet, 58 % d’entre eux activent leurs droits de manière autonome, contre 39 % seulement des autres demandeurs d’emploi de la même tranche d’âge.
Ils sollicitent également davantage l’aide individuelle à la formation (AIF), à hauteur de 16 % contre 11 % pour les non cadres.
En revanche, les cadres seniors recourent moins aux financements des conseils régionaux (11 % contre 25 %), aux POEI (4 % contre 8 %), aux actions de formation collective (3 % contre 8 %) et aux POEC (2 % contre 3 %).
Un retour à l’emploi légèrement supérieur
Des résultats encourageants
Enfin, l’étude met en lumière un taux d’accès à l’emploi légèrement plus favorable pour les cadres seniors ayant suivi une formation. Dans les six mois suivant celle-ci, 50,4 % retrouvent un emploi, contre 48,9 % des seniors non cadres.
Ces données confirment que la formation professionnelle, et en particulier le recours autonome au CPF, constitue un levier stratégique pour les cadres seniors confrontés au chômage.

SOURCE : AEF INFO

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