Vacances d’été : vers quatre à six semaines en 2027

Le ministre relance le débat sur la durée idéale
Comme le président Emmanuel Macron, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray estime que les vacances d’été sont aujourd’hui trop longues pour les élèves. Selon lui, la durée idéale se situerait « entre quatre et six semaines ». Une position qui relance un débat sensible, notamment auprès des adolescents, très attachés au maintien du calendrier actuel, comme nous avons pu le constater auprès de collégiens et de lycéens.
Le chef de l’État avait déjà exprimé son souhait de revoir l’organisation du temps scolaire. Son objectif : raccourcir les grandes vacances afin de permettre des journées d’école moins longues et potentiellement mieux réparties sur l’année. « Je pense qu’un gros mois de vacances, ce serait envisageable », a-t-il déclaré jeudi à nos confrères de Brut.
Dans la même dynamique, le ministre de l’Éducation nationale partage cette analyse. Invité ce lundi matin sur l’antenne de RTL, il a précisé que, selon lui, la période estivale idéale devrait être comprise « entre quatre et six semaines ». Une fourchette qui constituerait un compromis entre temps de repos nécessaire et continuité pédagogique.
Aucun changement à la rentrée de septembre
Une réflexion reportée à 2027
Pour le ministre, les deux mois de vacances d’été actuellement en vigueur ne sont pas sans conséquences. Il évoque notamment des effets mesurables sur les apprentissages, en particulier pour les élèves issus de milieux défavorisés ou scolarisés en zone d’éducation prioritaire.
« Deux mois de vacances correspondent à un mois de perte d’apprentissage », a-t-il affirmé. Autrement dit, les enseignants retrouveraient à la rentrée des élèves dont le niveau correspond davantage à celui de fin mai qu’à celui de fin juin. Un phénomène documenté qui soulève, selon lui, une véritable problématique d’égalité des chances et de continuité scolaire.
Malgré ces constats, aucune modification immédiate n’est prévue. Élèves, enseignants et familles peuvent donc être rassurés : le calendrier ne changera pas à court terme. « On n’est pas en situation aujourd’hui de modifier les règles pour la rentrée 2026 », a reconnu Édouard Geffray.
Le ministre donne ainsi rendez-vous en 2027 pour approfondir la réflexion. Une telle réforme impliquerait en effet une révision plus globale des rythmes scolaires et du calendrier annuel. « C’est une vraie question de 2027 car derrière, cela touche aussi aux rythmes scolaires et à l’organisation de l’année », a-t-il précisé. Le débat est donc lancé, mais toute décision nécessitera encore concertation et arbitrages politiques.

SOURCE : 20 MINUTES

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