L’international à portée de main : comment valoriser vos programmes et partenariats à l’étranger

Longtemps perçue comme un simple « plus », parfois assimilé à une parenthèse agréable de type « Club Med », l’expérience internationale est aujourd’hui devenue un pilier structurant des parcours pédagogiques. Elle s’impose désormais comme une composante stratégique de la formation. Cet article analyse l’importance croissante de cette dimension mondiale, la manière dont les écoles valorisent leurs dispositifs internationaux pour attirer les étudiants, ainsi que les bénéfices concrets qu’en retirent ces derniers.
L’international : une composante essentielle de la scolarité
Qu’il s’agisse de campus délocalisés, de semestres d’échange ou de doubles diplômes, l’ouverture internationale est aujourd’hui une condition quasi incontournable de la diplomation. Les chiffres illustrent cette évolution : selon l’Agence Erasmus+ France, 71 527 étudiants de l’enseignement supérieur sont partis en mobilité Erasmus+ en 2022. La même année, Campus France recensait 114 000 étudiants français engagés dans une mobilité diplômante à l’étranger.
« La mobilité internationale reste, en 2025, un horizon incontournable pour les étudiants », affirme Alexandre Pourchet, DGA programmes et international de Neoma Business School. Pour garantir que cette ouverture ne reste pas théorique, de nombreuses écoles ont rendu l’expérience internationale obligatoire. Cette exigence concerne notamment les écoles d’ingénieurs, mais aussi un nombre croissant d’écoles de commerce.
Julie Pidell, du Pôle Léonard de Vinci, confirme cette tendance : « Une expérience à l’étranger est obligatoire pour tous les étudiants de l’EMLV et de l’ESILV ». L’international s’inscrit ainsi pleinement dans le parcours académique, au même titre que les enseignements fondamentaux.
Programmes et partenaires : des arguments phares pour séduire
Pour attirer les candidats, les établissements mettent en avant la qualité et le prestige de leurs partenaires académiques, ainsi que la diversité de leurs programmes. Lorine Guiot, directrice adjointe marketing de l’ICN Business School, souligne l’importance de cet argument : « Parmi nos partenaires figurent des établissements de tout premier plan, comme la University of Washington, classée 18ᵉ au classement de Shanghai, ou la University of Queensland en Australie, classée 63ᵉ ».
Alexandre Pourchet met également en avant la force du réseau international de Neoma, qui s’appuie sur plus de 400 universités partenaires réparties dans 65 pays, parmi lesquelles Bocconi, St. Gallen, Tsinghua University ou encore Esade.
Certaines écoles disposent d’atouts différenciants particulièrement forts. Alice Guillon, présidente exécutive de Skema, rappelle ainsi que « Skema est la seule école française à délivrer un diplôme américain via Skema US et à permettre à ses étudiants de bénéficier de l’OPT, qui autorise les diplômés à travailler un an aux États-Unis ».
La possession de campus en propre constitue un autre argument clé, car elle garantit une immersion sécurisée et encadrée. C’est notamment le cas de l’EM Normandie, dont les campus d’Oxford, de Dublin et de Dubaï rencontrent un fort succès. ICN Business School renforce également son implantation internationale, avec l’ouverture annoncée d’un nouveau campus à Berlin fin 2025, au cœur du quartier de Moabit.
Les doubles diplômes représentent enfin un levier d’attractivité majeur. Ils offrent une reconnaissance académique renforcée et une spécialisation très recherchée. « Nous encourageons nos élèves à s’engager dans des parcours double ou bi-diplômants, car ils favorisent une immersion culturelle et académique complète et constituent un véritable atout sur le marché de l’emploi », explique Stefan Seiler, directeur du développement international du CESI.
Certaines écoles adoptent également une stratégie très localisée. C’est le cas de l’ESBanque, présente dans 25 pays. « L’École entretient des partenariats solides avec les autorités locales, les banques centrales et les associations professionnelles de banque », précise Sandra Pregassame, déléguée internationale, avant de conclure : « Ce maillage institutionnel garantit l’adaptation des formations aux besoins spécifiques de chaque pays ».
Les stratégies de valorisation de l’ouverture au monde
Pour rendre visibles ces dispositifs internationaux, les écoles déploient des stratégies de communication structurées et multicanales. L’enjeu est de rendre concrets des partenariats et des destinations parfois perçus comme lointains. Karine Gautier, directrice des relations internationales de l’EDH (EFAP), détaille ainsi une approche globale : « Nous développons une communication multilingue et multicanale, à travers des brochures, des webinaires, les réseaux sociaux, des rencontres et des témoignages d’étudiants internationaux présents sur nos campus ».
Le numérique joue un rôle central dans cette valorisation. Stefan Seiler indique que le CESI s’appuie également sur des newsletters dédiées aux publics internationaux, des webinaires et des Journées Portes Ouvertes internationales en ligne.
Au-delà des dispositifs digitaux, la dimension humaine reste essentielle. Les alumni jouent un rôle clé dans la crédibilité des discours. « Nous nous appuyons sur nos meilleurs ambassadeurs : nos anciens élèves », souligne Stefan Seiler.
Certaines initiatives plus simples peuvent aussi avoir un fort impact. Susan Loubet, directrice des relations internationales de l’ESIEA, évoque une action symbolique mais efficace : l’installation d’un globe terrestre de grande taille au sein de l’école. « Les partenariats matérialisés sur le globe sont devenus concrets pour les étudiants et les équipes », explique-t-elle.
Les bénéfices pour l’étudiant : agilité, employabilité et multiculturalisme
Au-delà du prestige affiché sur un CV, l’expérience internationale offre des bénéfices concrets et durables. Le premier concerne l’employabilité. « L’expérience internationale renforce l’ouverture culturelle, la confiance et l’employabilité des étudiants », résume Karine Gautier. Julie Pidell souligne également que ces séjours développent une agilité interculturelle précieuse et renforcent la capacité des diplômés à évoluer sur un marché du travail mondialisé.
Mais les bénéfices dépassent largement les compétences techniques. L’expérience internationale agit comme un levier de transformation personnelle. « Nous le rappelons souvent à nos élèves : vivre une expérience internationale constitue avant tout une opportunité interculturelle, académique, professionnelle et personnelle majeure », conclut Stefan Seiler.

SOURCE : LE FIGARO

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