Rentrée scolaire 2026 : les chiffres qui dessinent la nouvelle année

Ce mardi 1er septembre marque officiellement la fin des vacances d’été pour près de 11,6 millions d’élèves. Écoliers, collégiens et lycéens retrouvent aujourd’hui leurs établissements dans un contexte marqué par la baisse démographique, les fermetures d’écoles, l’évolution des effectifs enseignants et les inquiétudes concernant le niveau scolaire. Voici les principaux chiffres à retenir pour cette rentrée 2026.
La rentrée scolaire 2026 est officiellement lancée. Fermetures de classes, diminution du nombre d’élèves, baisse du niveau dans certaines matières fondamentales et recul des taux de réussite aux examens : plusieurs indicateurs placent une nouvelle fois l’école au centre des préoccupations.
Dans ce contexte, le ministère de l’Éducation nationale affirme vouloir faire de la jeunesse et de la réussite scolaire une priorité, tout en adaptant progressivement les moyens aux évolutions démographiques observées sur l’ensemble du territoire.
Près de 5 900 emplois supplémentaires par rapport à 2025
L’adoption définitive du projet de loi de finances pour 2026 a permis de fixer les moyens attribués à l’Éducation nationale pour cette nouvelle année scolaire.
Le budget consacré au secteur augmente de 200 millions d’euros, tandis que près de 5 900 emplois supplémentaires sont prévus par rapport à 2025, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale.
Cette évolution traduit la volonté affichée de maintenir les moyens humains consacrés à l’école, malgré la diminution continue du nombre d’élèves.
Les créations d’emplois ne concernent pas uniquement les enseignants mais également différentes fonctions indispensables au fonctionnement des établissements scolaires, qu’il s’agisse de l’accompagnement des élèves, de l’administration, de la direction ou encore de l’assistance éducative.
Plus de 161 000 élèves en moins à la rentrée
Au total, 11 607 600 élèves sont attendus dans les écoles, collèges et lycées à cette rentrée 2026.
Ils étaient encore 11 769 100 l’année précédente. Le système éducatif français accueille donc 161 500 élèves de moins en seulement un an.
Cette diminution s’explique principalement par la baisse de la natalité observée depuis plusieurs années en France, dont les effets se répercutent désormais directement sur les effectifs scolaires.
Parmi ces 11,6 millions d’élèves, 6 024 100 sont scolarisés dans le premier degré, de la maternelle au CM2.
Le second degré rassemble de son côté 5 583 500 élèves. Parmi eux, 3 321 950 sont collégiens et 2 261 555 sont lycéens.
Sur l’ensemble des lycéens, 667 200 suivent leur scolarité dans la voie professionnelle.
La baisse des effectifs joue également sur le nombre moyen d’élèves présents dans chaque classe.
Dans le premier degré, une classe accueille en moyenne 21 élèves.
Au collège, la moyenne s’élève à 25,3 élèves par classe, tandis qu’elle atteint 30,5 élèves au lycée général et technologique.
Les classes de lycée professionnel restent moins chargées, avec une moyenne de 18,7 élèves.
Quatre cents établissements scolaires en moins en deux ans
La diminution du nombre d’élèves se traduit également par une réduction progressive du nombre d’établissements scolaires.
Pour cette rentrée 2026, la France compte environ 57 700 écoles, collèges et lycées sur l’ensemble de son territoire.
Ils étaient encore 58 100 en 2024. En deux ans, environ 400 établissements scolaires ont donc disparu.
Parmi les structures encore ouvertes, on dénombre environ 47 000 écoles, 7 000 collèges et 3 700 lycées.
Sur ces 3 700 lycées, environ 2 070 accueillent des formations relevant de la voie professionnelle.
Pour encadrer l’ensemble des élèves, près de 1,2 million de personnels travaillent dans l’Éducation nationale en 2026.
Parmi eux figurent environ 851 500 enseignants du premier et du second degré.
Ils sont 711 600 à exercer dans l’enseignement public et 139 900 dans les établissements privés sous contrat.
À ces enseignants s’ajoutent 357 200 personnels chargés de différentes missions d’accompagnement, d’assistance éducative, d’administration, de direction ou de fonctionnement des établissements.
Alors que plus de 2 600 postes restaient non pourvus en 2025, le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, assure que le système disposera cette année d’« assez de professeurs ».
Selon les données du ministère, 4 000 postes ont pourtant été supprimés en raison de la diminution du nombre d’élèves.
Dans le même temps, les concours de recrutement ont enregistré 24 000 admis cette année, contre seulement 16 000 l’année précédente.
Cette hausse du nombre de lauréats doit permettre de limiter les difficultés de recrutement et les postes non pourvus au moment de la rentrée.
Le taux de réussite au brevet recule
Les résultats scolaires constituent un autre enjeu majeur de cette rentrée 2026.
Le taux de réussite au brevet s’établit à 81,6 %, contre 85,5 % en 2025.
Le baccalauréat connaît lui aussi un léger recul. En 2026, le taux de réussite atteint 91,4 %, contre 91,8 % l’année précédente.
Un indicateur évolue toutefois favorablement : la part d’une génération obtenant le baccalauréat progresse légèrement.
Elle atteint désormais 79 %, contre 78,8 % pour la génération précédente.
Les évaluations nationales montrent néanmoins que des difficultés importantes persistent dès l’école primaire, notamment en français et en mathématiques.
En début de CM1 en 2025, seuls 60,7 % des élèves atteignaient un niveau de maîtrise jugé satisfaisant pour écrire correctement des mots dictés.
Ils étaient 67,3 % à présenter une maîtrise suffisante pour comprendre seuls un texte lu.
Concernant la lecture à voix haute, seulement 57,7 % des élèves atteignaient le niveau attendu.
Les résultats en mathématiques font également apparaître plusieurs fragilités.
En début de CM1, seuls 34,4 % des élèves parvenaient à mémoriser de manière satisfaisante certains faits numériques.
Ils étaient 61,1 % à maîtriser suffisamment la résolution de problèmes.
La compétence consistant à écrire correctement des nombres entiers obtenait de meilleurs résultats, puisque 84,4 % des élèves atteignaient le niveau attendu.
Ces différentes données illustrent les difficultés persistantes concernant la maîtrise des savoirs fondamentaux et expliquent pourquoi l’amélioration du niveau des élèves reste l’une des principales priorités affichées pour cette nouvelle année scolaire.
Plus de 9 000 euros par an pour un élève du premier degré
La dépense consacrée à chaque élève continue elle aussi d’évoluer.
Pour la rentrée 2026, le coût annuel moyen d’un élève du premier degré atteint 9 080 euros.
À titre de comparaison, ce coût s’établissait à 8 660 euros en 2023, soit une augmentation de 420 euros en quelques années.
Au collège, la dépense moyenne atteint désormais 10 450 euros par élève, contre 10 270 euros en 2023.
Pour un lycéen de la voie générale ou technologique, le coût annuel moyen s’établit à 13 020 euros.
Il était de 12 910 euros en 2023.
La dépense est encore plus importante pour un élève inscrit dans la voie professionnelle, avec un coût annuel moyen de 14 700 euros.
Il s’agit cependant du seul niveau à enregistrer une légère baisse par rapport à 2023, puisque la dépense atteignait alors 14 720 euros par élève.
Ces montants montrent que la diminution des effectifs scolaires ne se traduit pas automatiquement par une baisse équivalente des dépenses consacrées à chaque élève.
Une baisse démographique appelée à se poursuivre jusqu’en 2035
La diminution observée à la rentrée 2026 ne devrait pas être temporaire.
Selon les projections du ministère de l’Éducation nationale, le système éducatif français pourrait compter 1,7 million d’élèves de moins à l’horizon 2035.
Cela représenterait une baisse de 14,2 % par rapport aux effectifs enregistrés en 2025.
Le premier degré serait particulièrement concerné, avec environ 933 000 élèves de moins, soit une diminution estimée à 15,2 %.
Dans le second degré, la baisse atteindrait environ 743 800 élèves, représentant un recul de 13,2 %.
Cette évolution démographique devrait donc continuer à transformer profondément l’organisation du système éducatif au cours des prochaines années.
Fermetures d’établissements, répartition des enseignants, taille des classes, maintien des services dans certains territoires ou encore utilisation des moyens disponibles : la baisse du nombre d’élèves pourrait progressivement modifier les priorités de l’Éducation nationale bien au-delà de cette seule rentrée 2026.

SOURCE : cnews.fr

Nos réalisations
Découvrez nos références, nos réalisations et nos travaux pour des établissements.
C'est tout frais de nos experts

Photos et vidéos d’élèves : droit à l’image, RGPD et méthode de production

Logement étudiant à Vannes : la colocation entre générations gagne du terrain

