RSE et formation : vers une professionnalisation des pratiques d’achat

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) s’impose désormais comme un enjeu central pour les organismes de formation, à la fois en tant qu’acteurs économiques responsables vis-à-vis de leurs salariés, mais aussi comme critère déterminant dans l’accès aux marchés publics et privés. Face à cette évolution, Les Acteurs de la compétence ont organisé une matinée d’échanges avec leurs adhérents, le vendredi 27 mars 2026. Cette rencontre a permis à la fédération d’affirmer sa volonté de structurer une position claire sur la RSE, tout en accompagnant ses membres dans l’évolution de leurs pratiques et dans le dialogue avec les donneurs d’ordre.
« Pour les Acteurs de la compétence, et plus largement pour l’ensemble des métiers de la compétence, être en mesure de démontrer les engagements RSE de nos entreprises constitue un enjeu stratégique majeur », souligne Dominique Vignot, présidente de la commission RSE de la fédération et directrice générale de Fab21 Formation, en conclusion de cette matinée dédiée à la place de la RSE dans l’accès aux marchés.
Dans cette perspective, elle précise que la prochaine mandature, qui débutera le 17 avril avec le renouvellement des instances, devra répondre à deux priorités : renforcer les outils à destination des organismes adhérents et affirmer davantage la position de la fédération sur le plan politique.
Structurer un discours commun autour de la RSE
Dominique Vignot insiste sur la nécessité pour une fédération professionnelle de porter une parole claire à l’extérieur. Elle constate qu’au cours des deux dernières années, les sollicitations se sont multipliées de la part de partenaires souhaitant mieux comprendre les engagements des acteurs de la formation en matière de RSE et de transition écologique.
Elle cite notamment l’exemple de France Travail, qui a récemment interrogé la fédération sur la manière dont les formations liées à la transition écologique pourraient être identifiées et valorisées.
Pour répondre à ces attentes, la commission RSE ambitionne de renforcer les échanges entre organismes de formation et donneurs d’ordre, afin de mieux aligner les pratiques et les exigences. Dans cette optique, la création d’un « club RSE » est envisagée. Cet espace aurait pour objectif de favoriser le partage d’expériences, les discussions et la construction progressive d’un cadre de référence commun en matière de responsabilité sociétale.
Ce projet, qualifié d’ambitieux, pourrait également permettre de mesurer le niveau d’engagement des adhérents dans des démarches RSE, en proposant une première photographie de leur implication.
Une exigence environnementale désormais incontournable
La présidente de la commission rappelle toutefois que le secteur de la formation professionnelle traverse actuellement un contexte économique complexe. Dans ce cadre, les préoccupations liées à la RSE ne constituent pas toujours une priorité immédiate pour les dirigeants, dont l’enjeu principal reste la pérennité de leur activité et la préservation des emplois.
Néanmoins, les critères RSE, bien qu’ils ne garantissent pas à eux seuls l’obtention d’un marché, deviennent indispensables pour y accéder. Cette tendance s’est fortement accélérée ces dernières années et devrait encore se renforcer.
À partir du 21 août 2026, l’intégration d’un critère environnemental dans l’attribution des marchés publics et privés deviendra obligatoire. Cette évolution marque une étape décisive dans la transformation des pratiques d’achat et dans la prise en compte des enjeux environnementaux.
Un besoin de professionnalisation partagé
Au-delà des exigences réglementaires, un autre enjeu majeur a été identifié lors de cette matinée : la nécessité de professionnaliser les pratiques des organismes de formation dans leur réponse aux critères RSE intégrés aux appels d’offres.
Cette problématique concerne également les acheteurs de formation. Plusieurs adhérents ont souligné les difficultés rencontrées par ces acteurs pour intégrer de manière cohérente les critères RSE dans l’analyse des candidatures.
Ainsi, le besoin de structuration et de montée en compétences apparaît des deux côtés. Il s’agit non seulement d’aider les organismes de formation à mieux valoriser leurs engagements, mais aussi d’accompagner les acheteurs dans la compréhension et l’évaluation de ces démarches.

SOURCE : aefinfo.fr

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