Université de Brest : l’UBO intègre le prestigieux classement de Shanghaï 2026

L’Université de Bretagne occidentale (UBO), située à Brest dans le Finistère, fait son entrée dans le prestigieux classement de Shanghaï 2026. Pour la première fois, l’établissement breton figure parmi les 700 meilleures universités au monde.
Une reconnaissance importante pour l’université, mais aussi pour tout le territoire brestois, qui voit dans cette distinction une opportunité de renforcer son rayonnement scientifique et international.
L’UBO fait son retour dans le classement de Shanghaï
Après une première apparition en 2018, l’Université de Bretagne occidentale retrouve le classement de Shanghaï et réalise une progression remarquée en intégrant directement le groupe des 700 meilleures universités mondiales.
Son président, Pascal Olivard, salue une « grande fierté » pour l’ensemble de la communauté universitaire et estime que cette reconnaissance contribue à valoriser l’Ouest breton.
Chaque année, le classement de Shanghaï évalue les établissements selon plusieurs critères scientifiques, notamment le nombre de publications des chercheurs, la qualité des revues dans lesquelles elles paraissent ou encore l’impact international des travaux réalisés.
L’océanographie, une spécialité qui distingue l’université brestoise
Parmi les domaines où l’UBO se démarque particulièrement, l’océanographie occupe une place centrale. L’université se classe au 14ᵉ rang mondial dans cette discipline et atteint la deuxième place européenne.
D’autres domaines scientifiques permettent également à l’établissement de se distinguer. Les sciences de la Terre et la technologie médicale figurent dans le top 100 mondial, tandis que les sciences atmosphériques apparaissent parmi les 300 meilleures universités au monde.
L’UBO obtient aussi une reconnaissance dans le domaine du génie électrique et électronique, où elle se classe dans le top 500 international.
Des partenariats scientifiques au cœur des résultats
Selon Pascal Olivard, ces performances reposent notamment sur les collaborations développées ces dernières années avec plusieurs grands organismes de recherche implantés à Brest.
L’université travaille notamment avec l’Ifremer et le CNRS, qui participent aux nombreux travaux scientifiques publiés par les chercheurs brestois. Dans le domaine médical, l’Inserm constitue également un partenaire majeur pour l’établissement.
Ces liens renforcent la capacité de l’UBO à produire des recherches reconnues au niveau international et expliquent en partie sa progression dans les classements scientifiques.
Une reconnaissance malgré des moyens jugés insuffisants
À l’échelle française, l’UBO se positionne à la 19ᵉ place parmi les 27 universités classées. Pour son président, cette performance démontre la qualité du travail réalisé, mais souligne également un manque de moyens financiers.
Pascal Olivard estime que l’université souffre d’un déséquilibre dans les financements publics par rapport à d’autres établissements français. Depuis 2018, l’UBO aurait ainsi supprimé 110 postes d’enseignants-chercheurs alors que le nombre d’étudiants continue d’augmenter.
L’université indique notamment enregistrer une hausse régulière de ses effectifs, avec une progression du nombre d’étudiants et une augmentation importante des inscriptions en première année de licence.
La ville de Brest réclame un soutien renforcé de l’État
Face à cette situation, l’université et les élus locaux demandent davantage de soutien financier afin d’accompagner cette dynamique scientifique.
Stéphane Roudaut, président de Brest métropole et maire de Brest, affirme avoir alerté Emmanuel Macron sur l’excellence de l’UBO et demande un rééquilibrage des financements publics en faveur des établissements qui obtiennent des résultats importants sans bénéficier des dispositifs d’investissement majeurs.
Pour Pascal Olivard, l’enjeu est désormais de permettre à l’université de poursuivre son développement. Sans moyens supplémentaires, l’établissement prévoit déjà que certains départs à la retraite ne pourront pas être remplacés lors des prochaines années.
L’entrée de l’UBO dans le classement de Shanghaï constitue donc une reconnaissance internationale majeure, mais relance également le débat sur les moyens accordés aux universités françaises.

SOURCE : FRANCE 3

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